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Pour la première année depuis la création de cet événement Boucheron participera aux journées du Patrimoine, les 19 et 20 septembre 2009.

Le thème de l’accessibilité a semblé, en effet, correspondre à la volonté de la maison d’ouvrir ses portes à un public peu habitué à nous rencontrer, mais curieux de notre patrimoine et de nos métiers.

Ils ont prévu une ouverture prioritaire le samedi 19 septembre à des associations de jeunes et de familles et sont bien sûr très heureux d’accueillir également le grand public le dimanche 20 septembre.

Ils se proposent d’ouvrir leurs salons afin de présenter des pièces anciennes de la collection Boucheron, raconter l’histoire de leur maison qui a fêté ses 150 ans l’année dernière et présenter certains métiers de la joaillerie.

Des visites d’une heure seront organisées entre 10 h 30 et 12 h 30 et entre 14 h et 18 h le samedi qui sera réservé aux associations et de 10 h 30 à 12 h 30 et entre 14 h et 17 h le dimanche pour le grand public. Ils constitueront des groupes de 20 personnes qui seront sélectionnés par ordre d’inscription, aux horaires qu'ils  fixeront.

Ils seront heureux de faire connaître leur maison à tous les amateurs d’histoires humaines et artistiques.

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HISTORIQUE

Créée en 1858 par Frédéric Boucheron, notre maison perpétue un savoir faire et une excellence qui en ont fait une maison de renom international.

Toujours en phase avec son temps, le joaillier BOUCHERON est connu pour son audace et son esprit novateur ainsi que pour la somptuosité qui n’a cessé de caractériser ses réalisations.
Si le nom de Boucheron est devenu synonyme de luxe, c’est en grande partie grâce à son prestigieux passé. Depuis sa fondation, le joaillier fait oeuvre de pionnier : travaillant avec les artisans et les dessinateurs les plus talentueux, il reprend la technique oubliée de gravure des diamants, il explore les recherches de l’émail, sculpte avec brio des matériaux difficiles comme le bois, l’ivoire, les pierres dures.

Il n’accepte que les pierres précieuses parfaites, serties sur des dentelles d’or ou des fils « couteaux », jusqu’à rendre les montures invisibles. Il adapte l’Art nouveau au bijou et s’inspire d’une nature sublimée : un envol d’oiseaux, des pétales de coquelicot se posent sur des tiares et des broches. Sa maîtrise éclate dans une série de colliers célèbres, appelés « point d’interrogation » : une branche flexible s’enroule autour du cou et retient une rose épanouie, des feuilles de lierre ou un bouquet de mimosa. Les membres du Gotha, les aristocrates ou les membres de familles royales affluent : la tsarine de Russie, les grands ducs, Sarah Bernhardt, les milliardaires américains Mackay et Vanderbilt, Boni de Castellane, la famille Rothschild. Les grandes dames du tout-Paris et les lionnes du demi-monde viennent chercher chez Boucheron l’objet différent, unique. La comtesse Greffulhe choisit une tiare en plumes de diamants tandis que la Belle Otéro, commande un corset intégralement incrusté de pierres précieuses.

En 1893, Boucheron lance la place Vendôme : il est l’un des premiers joailliers modernes à s’y installer, cinq ans avant l’ouverture de l’hôtel Ritz. L’hôtel particulier du numéro 26 est l’ancienne résidence de la comtesse de Castiglione, beauté fameuse du second Empire dont le nom est désormais indissociable de celui du joaillier.

Mais ce dernier voit bien au-delà des frontières parisiennes : une boutique Boucheron s’ouvre à Moscou dès 1897, et à Londres, sur Bond Street, en 1903. Dès les années 20, il se tourne vers l’Orient. En 1928, le maharadjah de Patiala lui confie six caisses de perles et de pierres précieuses pour être montées en bijoux. En 1930, c’est encore à lui que le Shah d’Iran demande d’estimer le Trésor du royaume de Perse.

La période de l’Art déco insuffle une créativité nouvelle. Quand les femmes se coupent les cheveux, abandonnent les corsets pour la petite robe noire, Boucheron dessine de longs pendants d’oreilles, des sautoirs de diamants et de perles dans le style de la « joaillerie blanche » des années 20 et 30. D’autres bijoux audacieux, très architecturés, allient les couleurs vives des pierres dures à l’éclat du diamant et la transparence du cristal de roche. Dans les années 40 puis 50, le glamour hollywoodien, l’élégance du New Look amènent Boucheron à concevoir le clip transformable, des montres bracelets, les premières montres « Reflet » à bracelet interchangeable et « Pointe de diamant », une nouvelle joaillerie de jour en or, mais aussi d’étonnants sacs du soir précieux. Les décennies 60 et 70 jouent le contraste : aux parures empierrées répondent l’insouciance de bijoux bohèmes pour « hippies de luxe » : pendentifs en or martelé sertis de cabochons, bracelets ethniques, maxi-montres et bagues géantes.

Les années 2000 commencent pour Boucheron par un renouveau esthétique. En 2002, la collection « Beauté Dangereuse » inaugure une période de créativité intense, jusqu’à « Trouble Désir » en 2005 qui confirme l’originalité et la richesse de la démarche. En 2008 la maison fête avec émotion ses 150 ans et propose des collections pleines de poésie et d’éclat. 2009 la collection Beauté Parisienne célèbre la femme, complice de toujours du joaillier.

Modernisant ses références, Boucheron lance avec grand succès une haute joaillerie pleine de couleur et d’éclat, des bijoux et des montres qui s’imposent aujourd’hui comme de nouvelles icônes du luxe.