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Billionaire wine collector William Koch holds a bottle with "Thomas Jefferson's" initials -- like the one below -- that he now says is fake. His suit accuses Christie's of hyping the vintages as the real thing. photo Mark Randall/Sun Sentinel

NEW YORK (ETATS-UNIS) [02.04.10] – William Koch, un magnat de l’énergie et collectionneur de vins, a déposé plainte devant le tribunal de New York contre Christie’s pour avoir été trompé lors d’une vente de vins rares prétendument détenus par Thomas Jefferson.

William Koch, président de la société d’énergie Oxbow Corp. installée en Floride, reproche à la maison de vente Christie’s de lui avoir vendu dans les années 1980, sciemment des dizaines de bouteilles de vins – 33 au total – de contrefaçon dont certaines étaient présentées comme ayant appartenu au troisième président des Etats-Unis d’Amérique, Thomas Jefferson, révèle le Wall Street Journal.

La plainte, déposée mardi 30 mars 2010 auprès de la Cour fédérale de New York est la dernière d’une série de plaintes déposées par le milliardaire dans un combat qu’il mène depuis 2005 contre la présence croissante de vins de contrefaçon sur le marché.

Les vins millésimés 1784 et 1787 étaient mis en vente par un collectionneur de vin allemand qui affirmait les avoir découvert dans une cave parisienne et posséder des documents authentifiant leur prestigieuse provenance. Les bouteilles en verre soufflées à l’ancienne étaient gravées à la main avec les initiales « Th. J. ».

Lors de la vente, Koch en acheta quatre pour un montant de 500 000 dollars – Christopher Forbes en avait même acquis une pour 156 000 dollars. Koch a commencé à avoir des doutes sur ses bouteilles après avoir été invité à les montrer au Museum of Fine Art de Boston en 2005. Les experts-verriers avaient déclaré que les initiales avaient été gravées avec des outils modernes.

Dans la plainte déposée, il est précisé que ces soupçons ont été confirmés par dix témoins – dont l’identité n’a pas été divulguée – parmi lesquels des anciens employés de Christie’s et des verriers allemands qui ont avoué avoir gravé les bouteilles.

Christie’s n’a pas voulu répondre aux questions sur l’affaire, mais nie cependant les accusations. Le porte-parole de Christie’s, Toby Usnik, a déclaré dans les colonnes du New York Post que les allégations de Koch étaient « incorrectes » et que la maison de vente comptait prouver son innocence devant les tribunaux.

Koch réclame des dommages et intérêts dont les détails n’ont pas été spécifiés ainsi qu’une injonction interdisant à Christie’s de vendre des vins antérieurs à 1962 « sans avoir préalablement obtenu l’avis d’un expert qualifié indépendant » pour en vérifier l’authenticité. www.artclair.com