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La cascade - Joseph Vernet - vers 1748. Crédits photo : Roger Viollet

L’exposition Tivoli. Variations sur un paysage au XVIIIe siècle propose une réflexion originale sur l’évolution du paysage, de 1720 à 1830, autour d’un motif particulier : le site de Tivoli et son célèbre temple dit de la Sibylle.

Lieu de villégiature fameux depuis l’Antiquité, Tibur (le nom latin de Tivoli) fut mise à la mode par l’empereur Auguste et par Mécène, le fastueux ami  des arts, et célébrée par les poètes Horace et Catulle (Ier s. av. J.-C.). La Sibylle Albunea y exerçait son art divinatoire.

Le site est exceptionnel : bâtie sur les premiers contreforts des Apennins, à une trentaine de kilomètres à l’est de Rome, Tivoli se présente comme une ville à flanc de montagne, dominant la plaine qui s’étend de là jusqu’à la mer. Une rivière, l’Aniene, s’y précipite en multiples cascades. Une petite acropole s’élève au bord du gouffre : les ruines de deux temples sont
encore conservées, l’un quadrangulaire, l’autre rond. Ce dernier surtout est devenu célèbre, sous le nom de temple de la Sibylle ou de Vesta.

Au XVIIIe siècle, Tivoli et son temple sont progressivement devenus l’un des motifs les plus représentés dans l’histoire de la peinture, singulièrement dans la peinture française. La perfection architecturale du monument, son emplacement au coeur d’un paysage sublime et terrifiant, la richesse incomparable de son histoire, de ses légendes, en ont fait un motif adulé par les peintres et leurs collectionneurs. C’est aussi l’époque où l’on décline le temple de Tivoli sous forme de fabriques édifiées dans les jardins.

En cinquante oeuvres, peintures, dessins et gravures, l’exposition propose de confronter le regard porté par les plus grands artistes de l’époque sur ce motif : une brève introduction présente l’origine de son succès, au début du XVIIe siècle, dans l’entourage de Paul Bril et de Gaspard Dughet. Pour le XVIIIe siècle, Vanvitelli, Boucher, Vernet, Hubert Robert, Piranèse... se
succèdent autour du même motif. Puis Valenciennes, Simon Denis ou Granet qui furent en France les précurseurs du paysage moderne.

Composées ou plus spontanées, caprices, variations poétiques, études faites en plein air, les oeuvres présentées posent de manière contradictoire la question du sujet dans la peinture de paysage. Le plus singulier est sans doute qu’un même motif ait intéressé tous les artistes sur une période aussi longue, des plus traditionnels aux plus modernes.

L’exposition sera accompagnée par un catalogue en couleurs. En plus de notices détaillées sur chaque oeuvre, des essais confiés à plusieurs auteurs traiteront notamment du site de Tivoli, de sa fortune dans l’histoire de l’art ou dans les récits de voyageurs, et de l’importance de certains artistes particulièrement associés à Tivoli (Joseph Vernet, Hubert Robert).

Lieu de villégiature fameux depuis l’Antiquité, Tibur (le nom latin de Tivoli) fut mise à la mode par l’empereur Auguste et par Mécène, le fastueux ami  des arts, et célébrée par les poètes Horace et Catulle (Ier s. av. J.-C.). La Sibylle Albunea y exerçait son art divinatoire.

Le site est exceptionnel : bâtie sur les premiers contreforts des Apennins, à une trentaine de kilomètres à l’est de Rome, Tivoli se présente comme une ville à flanc de montagne, dominant la plaine qui s’étend de là jusqu’à la mer. Une rivière, l’Aniene, s’y précipite en multiples cascades. Une petite acropole s’élève au bord du gouffre : les ruines de deux temples sont
encore conservées, l’un quadrangulaire, l’autre rond. Ce dernier surtout est devenu célèbre, sous le nom de temple de la Sibylle ou de Vesta.

Au XVIIIe siècle, Tivoli et son temple sont progressivement devenus l’un des motifs les plus représentés dans l’histoire de la peinture, singulièrement dans la peinture française. La perfection architecturale du monument, son emplacement au coeur d’un paysage sublime et terrifiant, la richesse incomparable de son histoire, de ses légendes, en ont fait un motif adulé par les peintres et leurs collectionneurs. C’est aussi l’époque où l’on décline le temple de Tivoli sous forme de fabriques édifiées dans les jardins.

En cinquante oeuvres, peintures, dessins et gravures, l’exposition propose de confronter le regard porté par les plus grands artistes de l’époque sur ce motif : une brève introduction présente l’origine de son succès, au début du XVIIe siècle, dans l’entourage de Paul Bril et de Gaspard Dughet. Pour le XVIIIe siècle, Vanvitelli, Boucher, Vernet, Hubert Robert, Piranèse... se
succèdent autour du même motif. Puis Valenciennes, Simon Denis ou Granet qui furent en France les précurseurs du paysage moderne.

Composées ou plus spontanées, caprices, variations poétiques, études faites en plein air, les oeuvres présentées posent de manière contradictoire la question du sujet dans la peinture de paysage. Le plus singulier est sans doute qu’un même motif ait intéressé tous les artistes sur une période aussi longue, des plus traditionnels aux plus modernes.

L’exposition sera accompagnée par un catalogue en couleurs. En plus de notices détaillées sur chaque oeuvre, des essais confiés à plusieurs auteurs traiteront notamment du site de Tivoli, de sa fortune dans l’histoire de l’art ou dans les récits de voyageurs, et de l’importance de certains artistes particulièrement associés à Tivoli (Joseph Vernet, Hubert Robert).

Du 18 novembre 2010 au 20 février 2011. Musée Cognacq-Jay, 8 rue Elzévir 75003 Paris. Tél. : 01.40.27.07.21

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Hubert Robert, Les Cascatelles de Tivoli, 1768, huile sur toile, 76 x 94 cm © Musée des Beaux-arts de Pau. Photo Jean-Christophe Poumeyrol