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Paire de cassolettes, formées de sphères en agate. Travail de la fin du XVIIIe siècle. photo Blanchet & Associés

Montures de bronze ciselé et doré à décor de quatre montants à têtes de lion, réunis par des chaînettes à glands. Pieds griffes. Prises à graine et feuilles de laurier. Socles de marbre (restaurés). H : 24,5 cm - Estimation : 10 000 / 15 000 €

A l'instar des marbres rares et précieux tels que le porphyre d'Egypte, le vert antique, le jaune de Sienne ou le jaspe, l'agate, variété de calcédoine, figure parmi les pierres les plus appréciées des amateurs parisiens du XVIIIe siècle.
De ce fait, les plus belles pièces reçurent, dans la grande tradition des marchands-merciers, des montures de bronze finement ciselé et doré réalisées par les plus habiles bronziers parisiens du temps. Les catalogues de l'époque classifiaient cette pierre semi-précieuse en deux catégories : agates orientales et agates d'Allemagne ; puis en sous-catégories : œillées, herborisées et rubanées. Les descriptions des catalogues de vente révèlent la richesse et la préciosité des montures néoclassiques souvent attribuées à Pierre-Philippe Thomire ou à Pierre Gouthière.
De nos jours, quelques coupes ou vases en agate montés en bronze doré sont répertoriés, parfois leurs provenances ont pu être retracées dans certaines grandes collections ; citons notamment une paire de coupes montée en trépieds à figures d'Egyptiennes vendue à Paris, les 22-24 juin 1927, lors de la dispersion de la collection de Madame de Polès ; elle provenait successivement des collections Coclers, Lebrun et du baron Roger ; mentionnons également une paire de cassolettes à monture de bronze doré de la fin de l'époque Louis XVI, anciennement dans la collection de Claude Cartier (vente Sotheby's, Monaco, les 25-27 novembre 1979, lot 184) et provenant auparavant des fastueuses collections du prince Demidoff au palais de San Donato à Florence.

La paire de coupes couvertes présentée ne semble pas apparaître dans les ventes aux enchères de l'époque. Sa composition en trépied, fortement influencée par les modèles d'athéniennes à l'antique, est l'un des types de montures les plus affectionnés dans le dernier quart du XVIIIe siècle et au tout début du siècle suivant.
Elle apparaît indifféremment dans le décor de vases en porcelaine, marbres et pierres semi-précieuses, voir notamment : une paire de cassolettes en marbre rouge griotte, le piétement à têtes de satyre et sabots de bélier, passée en vente chez Christie's, à New York, le 22 mai 2002, lot 392 ; ainsi qu'une paire de coupes en marbre brèche, à têtes de satyre, sabots et quille torsadée à serpent, la monture attribuée à Pierre-Philippe Thomire, conservée à la Wallace Collection à Londres (illustrée dans P. Hugues, The Wallace Collection, Catalogue of Furniture, III, Londres, 1996, p.1406-1407).

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Rare Sablier en ivoire sculpté et tourné, Travail, probablement italien, du XVIIe siècle. photo Blanchet & Associés

à six colonnettes à bagues. Les bases à décor de fleur ou rosaces dans des encadrements à filets.  Estimation : 7 000 / 8 000 €

Bien que les premières mentions de l'utilisation du sablier remonte au Xe siècle, nul doute que cet outil de mesure du temps ait fait son apparition plusieurs siècles auparavant.
Par la suite, à partir de la Renaissance italienne et particulièrement aux XVIIe et XVIIIe siècles, il deviendra l'un des instruments indispensables à tout bon savant ou curieux.
Il symbolisera même dans le domaine artistique le temps qui passe et deviendra l'un des attributs des représentations de la Mort et du Temps.

L'exemplaire proposé offre une forme et des matériaux, l'ivoire et le verre, caractéristiques des créations italiennes du XVIIe siècle dont l'on connaît quelques exemplaires similaires : citons notamment un premier, en ivoire incrusté de bois noirci ou d'ébène, passé en vente chez Sotheby's, à Londres, le 10 décembre 2002, lot 69 ; un deuxième, en ivoire à incrustations polychromes, appartient aux collections du Musée du Louvre (Inv. OA184 ; don Sauvageot en 1856) ; enfin un dernier, quasi identique à celui que nous proposons, fit partie des collections provenant de l'hôtel Lambert et du château de Ferrières appartenant au baron de Redé et au baron Guy de Rothschild (vente Sotheby's, Monaco, le 26 mai 1975, lot 117).

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Coffret à bijoux à doucine, en écaille blonde. Italie, Premier tiers du XIXe siècle. photo Blanchet & Associés

le couvercle à incrustation de nacre orné de branchages fleuris et feuillagés. Montants à fausses colonnes. Pieds boules festonnées, en ivoire tournée. H : 16,5 - L : 30 - P : 25 cm - Estimation : 4 000 / 6 000 €

Blanchet & Associés - Paris.  Vente du Lundi 29 novembre 2010. Drouot Richelieu - Salle 1 - 9, rue Drouot - 75009 Paris. Téléphone pendant l'exposition et la vente : 01 48 00 20 01