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Claris, XIXe s. Fabrique en vanité, aquarelle sur papier, début XIXe siècle. Collection particulière, Paris © droits réservés

Le Musée de la Vie romantique présente au printemps 2011 une importante exposition qui réunira quelque cent peintures, aquarelles, dessins et objets d’art autour des plus emblématiques réalisations qui ont marqué l’histoire du jardin français. Cette manifestation très attendue bénéficie du soutien des Archives nationales, Bibliothèque nationale de France, Muséum national d’Histoire naturelle, des musées du Louvre, La Malmaison, Carnavaler, Galliera, Marmottan, Sceaux, Chaalis, Ajaccio, Lille, Arenenberg (Suisse) et de collectionneurs privés.

Au siècle des Lumières, le jardin sensible qui parle à l’âme, né en Angleterre vers 1720, gagne bientôt la France.

Jusqu’à la Révolution, les esprits éclairés, lecteurs de Jean-Jacques Rousseau, plantent les premiers jardins pittoresques ornés de fabriques qui invitent au sentiment et à une mélancolie préromantique. A Méréville, Ermenonville... comme à Paris, le promeneur solitaire rêve dans un sous-bois, déclame des vers de Delille, parcourt la carte du tendre. Il admire des frimes ornées, médite un ermitage, s’émeut devant une grotte, frissonne sous une cascade...

Sous l’Empire, l’impératrice Joséphine multiplie à la Malmaison boutures et cultivars envoyés d’Afrique ou d’Australie et fait peindre ses roses par Redouté, quand l’agriculture moderne ouvre, avec Berthault, le parc romanesque sur la nature.

Sous la Restauration et la Monarchie de juillet, la botanique enrichit un nouvel art de vivre que reflètent à loisir la peinture et les arts décoratifs. Le jardinage s’impose comme une occupation salvatrice et fructueuse qui apaise le mal du siècle.

8 mars 2011 – 17 juillet 2011. Musée de la Vie Romantique. 16 rue Chaptal - 75009  Paris

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Anonyme, fin XVIIIe – début XIXe s. Erato et le langage des fleurs. huile sur toile, début XIXe s. Collection particulière © Jean-Louis Losi - Adagp, Paris, 2010

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 Antoine Chazal, 1793-1854. Un Yucca gloriosa dans le parc de Neuilly. huile sur toile, 1845. Musée du Louvre, Paris © RMN/Gérard Blot

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 Antoine-Honoré-Louis Boizot, 1774-1817. Vue du parc d'Ermenonville : la fontaine des amours dans le bocage, huile sur toile, 1813. Musée national du château de la Malmaison © RMN / Franck Raux

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Antoine-Patrice Guyot, Le Moulin de la Folie Beaujon, huile sur toile, 1827.  Musée Carnavalet-Histoire de Paris. © Musée Carnavalet/Roger-Viollet

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 Louis Carrogis dit Carmontelle, 1717-1806 (attr. à). Carmontelle remet les clefs du jardin de Monceau au duc de Chartres, huile sur toile, vers 1775. Musée Carnavalet-Histoire de Paris © Musée Carnavalet/Roger-Viollet

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 Jacques Sablet, 1749-1803. Portrait de Christine Boyer, huile sur toile, 1799. Palais Fesch, musée des Beaux-Arts, Ajaccio © RMN / Gérard Blot

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Jean-Thomas Thibault, 1772-1846. Projet de monument pour jean-Jacques Rousseau au jardin des Tuileries, aquarelle sur papier. Galerie Jean-François Heim, Paris © droits réservés

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 Louis-Hippolyte Lebas, 1782-1867. Le Petit pavillon du parc de Malmaison, aquarelle sur mine de plomb. Musée national du château de la Malmaison © RMN / Gérard Blot

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 Louis-Léopold Boilly, 1761-1845. Marie-Catherine et Eugène Giroust dans un parc, huile sur toile, vers 1803, collection particulière © Jean-Louis Losi - Adagp, Paris, 2010

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 Hubert Robert, 1733-1808. Vue du parc de Méréville, huile sur toile. Archives de l’Essonne, Chamarande © DAPM/Yves Morelle

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Antoine Duclaux, 1783-1868. La Reine Hortense à Aix-les-Bains, huile sur toile, 1813. Musée Napoléon, Arenenberg, Suisse © Musée Napoléon Thurgovie, Suisse