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Coffre en bois laqué et bronze doré, Japon.  Photo Delorme & Collin du Bocage

Haut.: 38 cm - Larg.: 78,5 cm - Prof.: 32,5 cm GK Orné de laque "aventurine", le dessus, la face et les côtés centrés d'un car-touche de laque noire et or représentant des paysages et des feuillages dans un encadrement en laque grise. L'arrière est orné de feuillages en laque noire et or. l'intérieur du coffre est laqué vermillon. Les poignées, les plaques de la serrure et des charnières sont des bronzes dorés japonais du XVIIe siècle, et il a été monté de moulures en bronze doré au XVIIIe siècle. L'artisan laqueur a exploité avec sobriété différentes techniques dé-coratives: pigments pour l'ensemble du décor, projection de poudre d'or (makie), poudre d'étain pour les cartouches, paillettes d'or pour les fonds "aventurines" (nashiji).  Estimation : 20 000 - 25 000 €

Un coffre similaire se trouve auourd'hui au Groninger Museum de Groningen (Pays- Bas).

La laque du Japon: D'inspiration chinoise, la laque se développe au Japon à partir de l'époque de Nara (710-184). résine naturellement transparente (urushi), la laque est souvent colorée par les artisans qui y mélangent des pigments rouges ou noirs pour faire ressortir les motifs ornementaux. La laque est étalée sur une âme de bois en plusieurs couches, avec des temps de séchages et de ponçages indépendants. Une technique décorative fameuse est le makie (peinture parsemée), qui consiste à semer de la poudre d'or préalablement dessiné en laque et recouvert d'autres couches de laque. La laque est inconnue en Europe jusqu'à l'arrivée des premiers laques chinois au XVIe siècle. C'est à cette époque que des commerçants venus du Portugal, des Pays- Bas, d'Angleterre et d'Espagne débarquèrent au Japon, avec les missionnaires chré-tiens. Pendant la première partie du XVIIe siècle, le shogunat japonais suspecta qu'ils étaient les prémisses d'une conquête militaire par les forces européennes et cessa fi-nalement toute relation avec l'étranger exceptés certains contacts restreints avec des marchands chinois et hollandais à Nagasaki (précisément sur l'île de Dejima). Cet isolement dura 200 ans, jusqu'à ce que le Commodore Matthew Perry force le Japon à s'ouvrir à l'Occident avec la Convention de Kanagawa en 1854.

Bibliographie: - O. Impey & C. Jörg, Japanese Export Lacquer 1580-1850, Hotei Publishing, Amsterdam, 2005

Delorme & Collin du Bocage. Mercredi 16 mars à 14h00. DROUOT-RICHELIEU Salle 1. EMail : info@parisencheres.com - Tél. : 01 58 18 39 05