g_GT11fabre01

En 2008 Jan Fabre investit le Musée du Louvre à l'occasion d'une exposition exceptionnelle, L'Ange de la métamorphose. Un évènement qui a marqué la carrière récente de ce créateur polyvalent, reconnu internationalement depuis la fin des années 1990 pour son œuvre d'homme de théâtre et de plasticien. La Galerie Templon accueille aujourd'hui deux projets artistiques de l'artiste, répartis dans ses deux espaces, 30 rue Beaubourg et Impasse Beaubourg.
 
«Jan Fabre est un gangster alchimiste, obsédé par tout ce qui change. Son œuvre s'articule intégralement autour de l'interaction entre (…) le corporel et le spirituel» (P.  Demets).

Rue Beaubourg, l'artiste concentre ses recherches sur le cerveau, morceau d'anatomie, contrepartie physique de l'intellect et siège de la créativité humaine. Une quinzaine de dessins et des sculptures inédites, spécialement créées pour la galerie - dont une étonnante paire de jambes-cerveau - explorent les possibilités poétiques de l'organe. La vidéo Is the brain the most sexy part of the body? poursuit l'exploration: Jan Fabre, fidèle à son principe de dialogue entre les champs de la connaissance humaine, y mène une discussion avec Edward O. Wilson, l'un des plus grands scientifiques de notre temps.
 
Impasse Beaubourg, on retrouve l'artiste en gangster : Jan Fabre est Jacques Mesrine à l'occasion d'une performance essentielle menée en 2008 Galerie Danru au Musée du Louvre, Art kept me out of jail.

Une vidéo et des photographies noir et blanc documentent ce moment unique, tandis qu'une grande série de dessins révèle les méandres de son processus créatif. «Quand je pense, je dessine; lorsque je dessine, je pense» explique l'artiste. Dans des autoportraits fascinants réalisés au crayon sur papier photographique, Jan Fabre semble pouvoir se transformer à l'infini, en détenu, en monstre, en clown, en victime…

g_GT11fabre02