deux_vases_monumentaux_depoque_neoclassique_suede_vers_1830_d5432639h

Deux vases monumentaux d'époque néoclassique. Suède, vers 1830. Photo Christie's

En porphyre de Suède et ornementation de bronze ciselé et doré, le col orné d'une frise de pampres, la panse décorée de feuilles d'acanthe et de fleurs, flanquée d'anses à tête d'hommes barbus -probablement Bacchus-, le piédouche reposant sur une base carrée ; petites différences de modèles, restaurations, les montures d'un des vases d'époque postérieure. Hauteurs: 64,5 et 64,1 cm. (25 1/3 and 25¼ in.) ; Diamètres : 49 et 50,5 cm. (19 1/3 and 20 in.) (2). Estimate

Notes: A partir de la seconde moitié du XVIIIème siècle, si le porphyre conserve encore le prestige d'un matériau antique, rare et par conséquent luxueux, la symbolique impériale et religieuse qui lui est attachée depuis des siècles s'efface peu à peu au profit d'un usage décoratif du plus grand effet, séduisant alors les cours de l'Europe entière.
En témoigne l'exploitation commerciale du porphyre d'Alfdalen en Suède dès 1788 par Nile Adam Bilke dont le gisement était pourtant connu depuis 1731. Les montures étaient souvent fondues et ciselées par le bronzier suédois Frederik Ludvig Run (1748-1810), ciseleur de la Cour de Gustave III.

Ces objets en porphyre de formes et à usages variés furent par la suite très appréciés par le maréchal Bernadotte, roi Karl IV Johann, qui régna en Suède de 1818 à 1844. S'ils ne devenaient pas des cadeaux diplomatiques destinés aux dignitaires français, ils étaient vendus en l'état "brut" à Stockholm ou Göteborg par des commerçants à des agents spéciaux ou encore des marchand-merciers franais qui les habillaient de bronzes fondus par les bronziers de la capitale.

Le porphyre faisait fureur au même moment en Russie, la présence de riches minerais près de l'Oural aidant à son effervescence. Les intérieurs de Pavlovsk et Peterhof l'attestent, aujourd'hui encore garnis d'objets en pierres dures parfois spectaculaires et dont la ressemblance avec les nôtres est parfois troublante. Ainsi un vase en porphyre de Kolyvan très semblable aux nôtres aussi bien par la forme que par les bronzes est aujourd'hui conservé au Polytechnical Museum de Moscou.

Bibliographie comparative : -E. Ducamp, Pavlovsk - The Collections, p. 202 et 205, Ed. Alain de Gourcuff, 1993)
-B. Saule, Le Soleil et l'Étoile du nord. La France et la Suède au XVIIIe siècle, catalogue de l'exposition, Paris, RMN, 1994, p.337, cat 522).

Christie's. 500 Ans: Arts Décoratifs Européens, 4 - 5 May 2011. Paris www.christies.com

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Deux vases monumentaux d'époque néoclassique. Suède, vers 1830. Photo Christie's

En porphyre de Suède et ornementation de bronze ciselé et doré, le col orné d'une frise de pampres, la panse décorée de feuilles d'acanthe et de fleurs, flanquée d'anses à tête d'hommes barbus -probablement Bacchus-, le piédouche reposant sur une base carrée ; petites différences de modèles, restaurations, les montures d'un des vases d'époque postérieure. Hauteurs: 64,5 et 64,1 cm. (25 1/3 and 25¼ in.) ; Diamètres : 49 et 50,5 cm. (19 1/3 and 20 in.) (2). Estimate

Notes: A partir de la seconde moitié du XVIIIème siècle, si le porphyre conserve encore le prestige d'un matériau antique, rare et par conséquent luxueux, la symbolique impériale et religieuse qui lui est attachée depuis des siècles s'efface peu à peu au profit d'un usage décoratif du plus grand effet, séduisant alors les cours de l'Europe entière.
En témoigne l'exploitation commerciale du porphyre d'Alfdalen en Suède dès 1788 par Nile Adam Bilke dont le gisement était pourtant connu depuis 1731. Les montures étaient souvent fondues et ciselées par le bronzier suédois Frederik Ludvig Run (1748-1810), ciseleur de la Cour de Gustave III.

Ces objets en porphyre de formes et à usages variés furent par la suite très appréciés par le maréchal Bernadotte, roi Karl IV Johann, qui régna en Suède de 1818 à 1844. S'ils ne devenaient pas des cadeaux diplomatiques destinés aux dignitaires français, ils étaient vendus en l'état "brut" à Stockholm ou Göteborg par des commerçants à des agents spéciaux ou encore des marchand-merciers franais qui les habillaient de bronzes fondus par les bronziers de la capitale.

Le porphyre faisait fureur au même moment en Russie, la présence de riches minerais près de l'Oural aidant à son effervescence. Les intérieurs de Pavlovsk et Peterhof l'attestent, aujourd'hui encore garnis d'objets en pierres dures parfois spectaculaires et dont la ressemblance avec les nôtres est parfois troublante. Ainsi un vase en porphyre de Kolyvan très semblable aux nôtres aussi bien par la forme que par les bronzes est aujourd'hui conservé au Polytechnical Museum de Moscou.

Bibliographie comparative : -E. Ducamp, Pavlovsk - The Collections, p. 202 et 205, Ed. Alain de Gourcuff, 1993)
-B. Saule, Le Soleil et l'Étoile du nord. La France et la Suède au XVIIIe siècle, catalogue de l'exposition, Paris, RMN, 1994, p.337, cat 522).

Christie's. 500 Ans: Arts Décoratifs Européens, 4 - 5 May 2011. Paris www.christies.com