L’Etat conteste l’annulation du permis de construire de Michel Drucker à l’Eygalières
Les Alpilles - © photo YuriBCN aka JordiVK - 2008 - Licence CC BY-SA 2.0
MARSEILLE (BOUCHES-DU-RHONE) – Il y a quelques mois, il avait été reproché à l’administration française d’avoir délivré un permis de construire à Michel Drucker pour sa villa à Eygalières. L’animateur de télévision souhaitait bâtir une nouvelle villa dans ce village des Alpilles. L’administration française conteste désormais la décision de justice qui avait entre temps annulé ce permis de construire.
Le 22 décembre 2010, le tribunal administratif de Marseille annulait un permis de construire octroyé à l’animateur de télévision Michel Drucker en 2008. Le permis de construire était alors déclaré « nul et non avenu » et les travaux avaient dû être interrompus. Michel Drucker avait aussitôt interjeté l’appel de ce jugement. La décision du tribunal vient de faire l’objet d’un nouveau recours. Le ministère de l’Ecologie a lui aussi fait appel.
Michel Drucker, qui possède déjà deux villas dans le village d’Egalières, souhaiterait en faire construire une troisième. Or, il est deux obstacles juridiques à ce projet. D’une part, le village d’Egalières constitue une zone protégée située dans le parc naturel des Alpilles. D’autre part, le terrain convoité se trouve à moins de 500 mètres de l’église Saint-Sixte, datée du XVIIe siècle et classée au patrimoine. Aussi lorsque Michel Drucker s’est vu accorder son permis de construire, l’administration française a-t-elle été accusée d’impartialité. Le permis de construire incriminé ayant été délivré très rapidement sans que l’architecte des bâtiments de France ait été consulté.
La ligue de défense des Alpilles est à l’origine des procédures intentées à l’encontre de Michel Drucker. Le 27 mai 2011, elle a été avertie par la Cour administrative d’appel de Marseille que le ministère de l’Ecologie avait demandé dans un mémoire l’annulation de la décision de justice annulant le permis de construire. Pour le tribunal administratif, le permis de construire était nul car inexistant, la condition de l’accord obligatoire et préalable de l’architecte des bâtiments de France n’ayant pas été respectée dans cette affaire.
Toutefois, le ministère de l’Ecologie considère que la position du tribunal est source d’insécurité juridique pour les titulaires de permis de construire. D’après la défense de Michel Drucker, « il est enfin juste et raisonnable que l’Etat prenne ses responsabilités dans ce dossier ».Le Nouvel Obs rapporte les propos de Maître Jean-Pierre Mignard : « il est normal que l’Etat intervienne car ce sont les services de l’Etat qui sont en cause ». La date du procès en appel n’a pas encore été fixée. (www.artclair.com)
NDB: La notoriété est-elle un passe droit ? ou le copinage ? A foce de faire du vélo avec le Président, on peut tout se permettre... Et qui va encore payer es frais engagés par la procédure ? Vous et moi ! comme toujours...
Enough is enough: Dior s’affiche sur le Palais de justice !
Palais de Justice côté Seine, Paris, France - Photo Pline - 2008 - Licence CC BY-SA 3.0
PARIS [30.03.11] – Une bannière publicitaire pour le parfum « J’adore » de Dior installée sur la façade du Palais de Justice provoque le mécontentement des magistrats, alors que le procès de Galliano aura lieu prochainement.
Cette campagne de publicité permet de financer les travaux de restauration de la façade, estimés à 2 millions d’euros.
Une affiche publicitaire pour le parfum « J’adore » de Dior a été installée lundi sur la façade en travaux du Palais de justice de Paris.
Un geste perçu comme indécent par l’Union syndicale des magistrats (USM), alors que John Galliano, l’ancien directeur de la maison de couture sera jugé pour injures et diffamation antisémites le 12 mai prochain. Dior aurait versé « près de 200 000 euros » pour obtenir cet emplacement sur le monument historique selon Richard Samas-Santafe, responsable de l’USM indigné, qui considère cet affichage « choquant sur le plan des principes » et révélateur de la « ruine » du service public.
De fait, le Palais de justice est classé Monument historique et la grande bannière sur fond noir recouvrant sa façade n’est pas du plus bel effet visuel. Cette campagne de publicité est amenée à se poursuivre jusqu’en décembre 2011 pour financer les travaux de restauration, estimés à 2 millions d’euros. Elle s’inscrit dans le cadre d’une nouvelle disposition à l’article 103 du Code du Patrimoine, adoptée en 2007 et autorisant « l’installation de bâches d’échafaudage comportant un espace dédié à l’affichage » sur les Monuments historiques en travaux, à condition que les recettes financent les chantiers.
En janvier 2011 le musée d’Orsay soulevait la controverse en s’habillant en Chanel pour masquer ses échafaudages et financer ainsi son plan de restauration de 11 millions d’euros. Pour les mêmes raisons, l’Opéra Garnier avait fait appel à Ralph Lauren et H&M, et Place Bellecourt à Lyon, un immeuble classé, arborait les couleurs de Google Chrome.
Ce type d’affichage qui semble envahir monuments et musées est encore plus frappant en Italie, où plusieurs directeurs de grands musées se sont mobilisés contre cet « empaquetage publicitaire ». (Avec AFP) www.artclair.com
Johnny Depp veut s’offrir un palais vénitien du XVIIe siècle, le Palazzo Donà Sangiantoffetti
Johnny Deep à Venise (source: www.laprovinciadilecco.i)
VENISE (ITALIE)] – L’acteur américain Johnny Depp veut s’offrir un palais vénitien du XVIIe. Cette petite folie, d’une valeur de près de 10 millions d’euros, possède une vue imprenable sur le Grand Canal , dispose de belles décorations intérieures et vient d’être restaurée.
Tombé sous le charme de la Sérénissime durant le tournage de son dernier film, « The tourist », l’acteur américain Johnny Depp veut s’offrir un palais vénitien du XVIIe siècle, le Palazzo Donà Sangiantoffetti. Le palais est situé dans le quartier de Santa Croce, sa façade principale donne sur le Grand Canal. L’édifice, récemment restauré, dispose également de décorations intérieures bien conservées, notamment de beaux plafonds peints.
Le palais , d’une surface de 680 mètres carrés répartis sur 4 étages, est estimé à environ 10 millions d’euros. D’après la Nuova di Venezia l’acteur a transmis une proposition d’achat au vendeur, mais le marché n’est pas encore conclu car l’acteur souhaiterait également se porter acquéreur d’un petit palais jouxtant le Palazzo Donà Sangiantoffetti, afin de disposer de plus amples espaces. (www.artclair.com)
Work in progress: Johnny Depp is believed to have bought the Palazzo Donà Sangiantoffetti in Venice for £8.58million (source: http://www.dailymail.co.uk)
Stunning location: The Palazzo overlooks the Grand Canal and is situated in the Santa Croce area of Venice (source: http://www.dailymail.co.uk)
Low-key: The entrance to the palazzo suggests it's in need of some restoration work (source: http://www.dailymail.co.uk)
Historical: The 17th century building includes artwork on the ceilings (source: http://www.dailymail.co.uk)
Sauvons l'Hôtel de la Marine. Non à un Barnum commercial !
Hôtel de la Marine - place de la Concorde - Paris (2010) - © photo Ludosane
PARIS [12.01.11] - L'écrivain Régis Debray et six historiens dont Pierre Nora et Jacques Le Goff, ont lancé un appel à Nicolas Sarkozy afin de sauver l'Hôtel de la Marine, monument historique actuellement proposé à la location. Cet appel collectif a été publié dans Le Monde, à quelques jours de l’échéance de l’appel à projet pour décrocher le bail du monument.
A quelques jours de l’échéance de l’appel à projet pour la location de l’Hôtel de la Marine, des historiens lancent un appel collectif, publié dans Le Monde du 11 janvier, pour sauver ce monument emblématique. L’écrivain Régis Debray et six historiens , Pierre Nora, Jacques Le Goff, Jean-Noël Jeanneney, Alain Decaux, Mona Ozouf et Michel Winock sont les signataires de « Sauvons l'Hôtel de la Marine ».
Pour le collectif « Quiconque éprouve encore un minimum de respect pour le passé national […] ne peut qu'être révulsé à l'idée que l'Hôtel de la Marine soit alloué, […] aliéné à un groupe financier international Alexandre Allard pour […] en faire un Barnum commercial assorti de suites de luxe ». Leur tribune égratigne au passage l’ancien ministre de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres, conseiller culturel d’Alexandre Allard. Ce dernier est accusé d’avoir facilité « auprès des politiques la réalisation juteuse d'un projet si évidemment contraire à l'intérêt général ».
Les signataires évoquent également la création contestée de la Maison de l’Histoire de France, arguant qu’elle a été décidée au motif que le pays manque de lieux dédiés à l’histoire, avant de conclure péremptoire « La France ne perd pas sa mémoire, elle la vend ». Les signataires de l’appel demandent à Nicolas Sarkozy de « prendre toutes les mesures d'urgence nécessaires pour arrêter » ce qui serait « une faute ». (www.artclair.com)
Sauvons l'hôtel de la Marine à Paris !
Quiconque éprouve encore un minimum de respect pour le passé national, pour les pierres chargées de symboles et d'une histoire qui touche tous les Français ne peut qu'être révulsé à l'idée que l'hôtel de la Marine, place de la Concorde, soit alloué le 17 janvier - demain ! - sans protestation aucune, affermé, disons le mot : aliéné à un groupe financier international, Alexandre Allard, pour, derrière la façade inchangée, en faire un Barnum commercial assorti de suites de luxe.
Et que ce soit un ancien ministre de la culture, qui, devenu salarié d'un "rénovateur" d'hôtels, facilite auprès des politiques la réalisation juteuse d'un projet si évidemment contraire à l'intérêt général, cela lève le coeur.
Soyons nets et clairs : on peut comprendre que, grâce aux facilités juridiques qui, depuis juillet 2010, permettent la location par bail emphytéotique de trente, cinquante ou quatre-vingt-dix ans de domaines de l'Etat généralement classés, certaines rénovations puissent présenter des avantages, comme celle qui vient d'être annoncée à Versailles pour l'hôtel du Grand-Contrôle, à l'abandon depuis plusieurs années et qui va devenir, pour trente ans, un hôtel de charme de vingt-trois chambres. C'est du cas par cas.
Mais la place de la Concorde ! Mais l'hôtel de la Marine ! Indépendamment de sa situation sur la place la plus célèbre de France, en face de l'Assemblée nationale, indépendamment de la richesse de la décoration intérieure, de l'escalier de Soufflot et de la galerie des Amiraux, ce lieu est chargé des images historiques les plus lourdes qu'on puisse imaginer : au croisement de l'Ancien Régime et de la Révolution.
C'est là, dans cet hôtel construit par Gabriel et Soufflot pour Louis XV, et qui avait toujours appartenu à la Couronne, qu'ont eu lieu les premières émeutes populaires à la veille du 14 juillet 1789 ; là que s'était installé le secrétaire d'Etat à la Marine quand Louis XVI et le gouvernement avaient dû quitter Versailles à la fin de 1789, pour rejoindre les Tuileries.
C'est là que, devant cette façade aux magnifiques péristyles ironiquement dédiés à la magnificence et à la félicité publiques, Louis XVI et Marie-Antoinette, mais aussi tant d'autres acteurs célèbres ou anonymes de la Révolution, ont été guillotinés.
On veut faire une Maison de l'histoire de France parce que, paraît-il, la France perd sa mémoire. Mais on liquide en même temps une maison qui est, à sa manière, une leçon d'histoire de France. La France ne perd pas sa mémoire, elle la vend.
Les deux affaires sont, en réalité, plus étroitement liées qu'il n'y paraît. Car si Maison de l'histoire de France il doit y avoir, c'est là qu'elle devrait s'implanter, pas ailleurs. C'est pourquoi nous faisons appel à vous, Monsieur le Président, convaincus de n'être ici que les porte-parole d'une opinion silencieuse mais majoritaire.
Au nom même des principes supérieurs que vous invoquez souvent et dont vous êtes le garant, nous vous prions de prendre toutes les mesures d'urgence nécessaires pour arrêter ce qui ne peut apparaître que plus grave qu'un crime : une faute.
Régis Debray, écrivain ;
Alain Decaux
Jean-Noël Jeanneney ;
Jacques Le Goff ;
Pierre Nora (membre de l'Académie française) ;
Mona Ozouf et Michel Winock, historiens.
Istanbul's Pera Palace to Reopen and Seek Return to Glory Era
The main hall of Pera Palace in Istanbul, Turkey. AP Photo/Pera Palace.
ISTANBUL (AP).- It was the last stop on the Orient Express, a grand hotel with Istanbul's first electric elevator where artists and aristocrats sipped champagne beneath chandeliers as the Ottoman Empire dissolved and the world drifted toward war.
Mata Hari, accused of spying and executed in France in 1917, stayed at the Pera Palace Hotel. So did Greta Garbo, who played the shadowy dancer in a 1931 movie. Ernest Hemingway checked in to report on war between Turks and Greeks. Agatha Christie is said to have crafted "Murder on the Orient Express" in Room 411.
Then, like the empire it outlived, the hotel slid into decay.
On Sept. 1, the state-owned Pera Palace will reopen after a two-year restoration that cost 23 million euros ($30 million), seeking to capture the lost sparkle of what was one of Istanbul's most prominent landmarks. It is no longer the lone luxury hotel on a hill above the Golden Horn inlet. The former Ottoman capital teems with high-end accommodation, some in restored imperial mansions along the Bosporus Strait that divides the Asian and European continents.
Pinar Kartal Timer, general manager of the Pera Palace, believes fabled guests of the past will bestow new glory on the hotel, which held its opening ball in 1895.
"These people have left their traces in this hotel," Timer said in an interview in the 115-room hotel Wednesday. Major structural work and painting was complete, but the old ballroom was empty and the mother-of-pearl bookshelves had not been installed. Workers hammered, and layers of cardboard and plastic covered some balustrades and marble-floored passageways.
The Pera Palace mirrors the revival of the surrounding Beyoglu area, historically known as Pera, which comes from the Greek word for "beyond." It was nicknamed "Little Europe" in the late 19th century, an enclave of Greek and Armenian entrepreneurs, along with European diplomats and businessmen who imported luxury goods from capitals to the west.
Many local residents fled deadly unrest or moved to outlying areas, leaving neglected stone facades to brood in the narrow, trash-filled streets. In the last decade, shops and restaurants flooded the central neighborhood as economic fortunes and pride in Istanbul's heritage blossomed.
Mehmet Karaoren is a partner in an architectural firm that snapped up a dozen Pera buildings, restoring them and selling or renting the refitted apartments. In some years, the prices of their properties have doubled.
"In the beginning, this was a game for us. It became a business," said Karaoren, who sought inspiration for his restorations during travels to Paris, London and New York City.
A commission linked to Turkey's Culture Ministry bars changes that would taint the historical integrity of a structure, though allowances are made for reinforcement against earthquakes and the installation of elevators in tall buildings with dimly lit, winding staircases.
Business interests and a lack of political will have sometimes trumped the work of conservationists. Istanbul, home to relics and monuments from the Roman, Byzantine and Ottoman empires, is at risk of being placed on a list of endangered cultural treasures by UNESCO's World Heritage Committee. That would be a serious embarrassment since the European Union designated the city as its "cultural capital" this year.
David Michelmore, an international conservationist, said unrestored sections of old Pera were at risk of demolition, and he compared the area to London's Notting Hill district in the 1960s, a shabby area before its successful rehabilitation.
"It's not tourists mostly, it's Turkish people who are going there," Michelmore said. "Historic centers have a huge capacity for serving purposes of recreation and relaxation."
The original owner of the Pera Palace was Compagnie Internationale des Wagons-Lits, which operated the Orient Express luxury train line. A Turkish conglomerate, the Besiktas Group, now manages the hotel. It has a modern spa and an indoor pool, as well as new elevators to supplement the original wood and cast iron one.
The building is a mix of styles distinctive to 19th century Istanbul — neo-classical, art nouveau and oriental. Rooms have handwoven carpets and antique furniture mixed with the new. Sixteen are suites named after guests including Britain's King Edward VIII and Austro-Hungarian Emperor Franz Joseph I.
Basic room prices start at 185 euros ($240), excluding tax and breakfast, but go higher in peak season. Ahead of the September opening, they are 265 euros ($350).
Nobody will sleep in Room 101. Mustafa Kemal Ataturk, a former army officer who founded Turkey in 1923, once used it as a base. The room will house a museum of items belonging to Ataturk, including hats, slippers and dignitaries' gifts.
The hotel hosted spies as well as statesmen. Kim Philby, the British-Soviet double agent, was nearly unmasked in Istanbul, and the agent codenamed Cicero, valet to the British ambassador in Ankara, visited as he sold secret documents to German agents in World War II.
A witness to tumult, the Pera Palace became a target in 1941 when a bomb exploded at the entrance shortly after the arrival of a British diplomatic party from Bulgaria, which had sided with the Nazis. Several people died.
Hemingway drank at the hotel's Orient Bar in the early 1920s. In his story, "The Snows of Kilimanjaro," the main character, a writer, recalls a brawl over a woman with a British soldier in Istanbul. He slept with the woman that night:
"...and he left her before she was awake looking blousy enough in the first daylight and turned up at the Pera Palace with a black eye, carrying his coat because one sleeve was missing." By: Christopher Torchia, Associated Press Writer. Copyright 2010 The Associated Press.
The ceiling of the main hall in Pera Palace hotel is seen, in Istanbul, Turkey, Friday, July 30, 2010. It was the last stop on the Orient Express, a grand hotel with Istanbul's first electric elevator where artists and aristocrats sipped champagne beneath chandeliers as the Ottoman Empire dissolved and the world drifted toward war. On Sept. 1, the Pera Palace will re-open after a two-year restoration that cost euro23 million ($30 million), seeking to capture the lost sparkle of what was one of Istanbul's most prominent landmarks. AP Photo/Ibrahim Usta
Rem Koolhaas reçoit le Lion d’Or de Venise
Rem Koolhaas - Photographe Roberto Santorini - 2005 - Licence Creative Commons 2.0
VENISE (ITALIE) – A l'occasion de la 12e Exposition Internationale d’Architecture dans le cadre de la Biennale de Venise, l’architecte néerlandais, Rem Koolhaas a reçu le Lion d’Or pour sa carrière.
La Biennale de Venise 2010 n’ouvrira ses porte qu’en août prochain, mais le comité d’organisation de la Biennale présidé par Paolo Baratta et sur proposition de la directrice de la manifestation, Kazuyo Sejima – du groupe Sanaa, lauréat du Pritzker Prize 2010 – a attribué le Lion d’Or 2010 à l’architecte néerlandais de renommée internationale, Rem Koolhaas, pour l’ensemble de ses réalisations.
Koolhaas succède ainsi à de très grands architectes comme Frank Gehry ou encore Richard Rogers. A 65 ans, le co-fondateur de l’Office of Metropolitan Architecture (OMA) est connu à la fois en tant que concepteur innovant, mais aussi en tant que théoricien de l’architecture, de l’urbanisme et par extension de la société contemporaine. « Ses réalisations privilégient l’étude des liens entre les individus dans l’espace » a déclaré à The Architects Newspaper, Paolo Baratta.
A travers son agence OMA située à Rotterdam, Rem Koolhaas s’est fait connaître dans le monde entier par la réalisation de nombreux projets architecturaux comme la Bibliothèque Centrale de Seattle (2004), le Guggenheim Museum de Las Vegas (2002), plusieurs boutiques Prada et récemment le siège de la télévision chinoise (CCTV) à Pékin.
Rem Koolhaas a déjà de nombreuses distinctions à son actif. Il a été lauréat du Prix de l’Equerre d’argent en 1998, du Prix Pritzker en 2000. En 2004, il reçoit la médaille d’or du Prix de la Royal Institute of British Architects (RIBA) et le Prix Mies Van der Rohe en 2005. www.artclair.com
Koolhaas, with Shohei Shigematsu, OMA partner and head of the firm's New York office. AP/Courtesy Slowpainting
Une chapelle pour le roi. Tricentenaire de la chapelle du Château de Versailles
A picture provided by the Chateau de Versailles on 22 April 2010 on occasion of an exhibition organized to celebrate de 300th anniversary of the Royal Chapel. It shows 'Louis XIV receiving the oath of the Marquis de Dangeau', a painting by Antoine Pezey (known from 1695 to 1710). Completed in 1710 by Robert de Cotte, after a project designed by Jules Hardouin-Mansart in 1687, the Royal Chapel of Versailles is probably the most accomplished monument of the Chateau de Versailles complex, and in any case one of the most expensive, in a time where France was deeply engaged in the war of the Succession of the Spanish Crown. EPA/Gerard Blot/Chateau de Versailles.
Al’occasion du tricentenaire de la chapelle royale, le Château de Versailles consacre une exposition qui retrace la genèse de ce lieu, ainsi que les fast es de son hist oire. Cette présentation nous permettra de mieux comprendre les audaces architect urales et la richesse inouïe du décor, d’en évoquer aussi le mobilier disp aru et d’en retracer l’hist oire. De nombreuses oeuvres, dont certaines jamais présentées, seront exposées, et plus particulièrement, ce qui const itue un événement exceptionnel, le mobilier liturgique off ert par Louis XIV au Saint-Sépulcre de Jérusalem. Achevée en 1710 par Robert de Cotte, au terme d’un chantier entrepris par Jules Hardouin-Mansart en 1687, la chapelle royale de Versailles, fruit d’une longue maturation, représente sans doute la partie la plus aboutie du Château. Des eff orts fi nanciers considérables ont été consentis (plus de deux millions et demi de livres) afi n de permettre sa réalisation, alors que la France était engagée dans la guerre de Succession d’Esp agne. La noblesse de son architect ure et la qualité exceptionnelle de sa décoration font de cette chapelle un des grands chefs-d’oeuvre de l’art sacré. Conformément à la tradition des chapelles palatines, elle comporte deux niveaux. La tribune principale, au-dessus de l’entrée, était réservée à la famille royale, les tribunes latérales aux princes de sang et aux principaux dignitaires de la cour ; les autres fi dèles se tenaient au rez-de-chaussée. Conçu par Clicquot, l’orgue est placé dans la tribune située au-dessus du maître-autel. Son plus illust re titulaire fut François Couperin. La chapelle dédiée à saint Louis, ancêtre et saint patron de la famille royale, est le dernier édifi ce const ruit à Versailles sous le règne de Louis XIV. Jusqu’à la fin de l’Ancien Régime, elle servit de cadre aux cérémonies religieuses de la cour de France: messes de l’ordre du Saint-Esprit, Te Deum pour les victoires militaires, baptêmes et mariages princiers dont le plus célèbre fut celui du Dauphin, futur Louis XVI, et de l’archiduchesse Marie-Antoinette. L’exposition s’articule en quatre parties : Constituant aussi un véritable événement, l’ensemble du mobilier liturgique off ert par Louis XIV au Saint-Sépulcre de Jérusalem sera présenté dans l’exposition : Ces pièces d’orfèvrerie d’une qualité exceptionnelle, témoignent de la somptuosité des liturgies dont la Chapelle royale était le cadre, alors que la quasi-totalité des pièces en usage dans la chapelle elle-même a disp aru. D’autre part, la clef de la grande porte de la chapelle, récemment léguée au Château par l’intermédiaire de la Société des Amis de Versailles, sera présentée dans l’exposition. Pour accompagner la célébration de ce tricentenaire, les annexes de la chapelle seront ouvertes aux visites conférence : les sacrist ies, l’oratoire de Madame de Pompadour, ainsi que les pièces à l’usage des enfants de choeur et des membres de la musique du Roi. Ces lieux préservés permettront de mieux connaître les conditions de la vie quotidienne des divers desservants de la Chapelle royale sous l’Ancien Régime. En parallèle a l’exposition, quatre organistes et pédagogues, de réputation internationale, viennent d’être nommés pour quatre années. Michel Chapuis, organist e de la Chapelle royale devient organist e honoraire. Pour lui succéder, Jean-Jacques Aillagon a souhaité que la resp onsabilité musicale de cet inst rument soit confi ée par quartiers, à l’inst ar de ce que fut cette charge sous l’Ancien Régime. Les quatre nouveaux organist es sont : Michel Bouvard, concertist e, professeur d’orgue au CNSM de Paris, titulaire de l’orgue Arist ide Cavaillé-Coll de la basilique Saint-Sernin de Toulouse, Frédéric Desenclos, concertiste, professeur d’orgue au Conservatoire d’Orléans et direct eur musical de l’Ensemble Pierre Robert, François Esp inasse, concertiste, professeur d’orgue au Conservatoire national supérieur, de musique de Lyon, organist e de l’église Saint-Séverin à Paris, Jean-Baptist e Robin, compositeur, titulaire du grand orgue hist orique François-Henri Clicquot de la cathédrale de Poitiers, professeur d’orgue au conservatoire de Versailles. Le 6 juin prochain, date anniversaire du tricentenaire, ces quatre grands interprètes seront présents toute la journée à Versailles à l’orgue de la Chapelle royale. The royal chapel © EPV VERSAILLES.- To mark the tercentenary of the Royal Chapel, the Château de Versailless is devoting an exhibition that presents the genesis of this building and the highlights of its history. Among the works exhibited, the liturgical furniture donated by Louis XIV to the Church of the Holy Sepulchre in Jerusalem will be exceptionally on view to the public. A picture provided by the Chateau de Versailles on the occasion of an exhibition organized to celebrate de 300th anniversary of the Royal Chapel. It shows a painting by François Verdier (1652-1730) titled 'The Fall of the Rebel Angels'. Completed in 1710 by Robert de Cotte, after a project designed by Jules Hardouin-Mansart in 1687, the Royal Chapel of Versailles is probably the most accomplished monument of the Chateau de Versailles complex, and in any case one of the most expensive, in a time where France was deeply engaged in the war of the Succession of the Spanish Crown. The noble architecture coupled with an exceptional decoration made this Chapel one of the great achievements of sacred architecture. EPA/Gerard Blot/Chateau de Versailles.
- L’évocation de la première chapelle (1672), brillante préfiguration de l’édifice définitif.
- La chapelle de 1682, particulièrement bien connue par les tableaux et les gravures parce qu’elle fut l’édifi ce religieux le plus longtemps utilisé sous Louis XIV. Située à l’emplacement de l’act uel salon d’Hercule, elle fut le théâtre de la vie religieuse de la cour jusqu’en 1710.
- L’élaboration de la chapelle définitive, des dessins et gravures relatifs à l’étonnant projet de dôme au milieu de l’aile du Nord jusqu’aux derniers dessins, magnifi ques, de l’agence de l’architect e Jules Hardouin-Mansart.
- Le décor et le mobilier de la chapelle achevée en 1710 : des dessins et des peintures préparatoires aux somptueuses compositions de La Fosse, de Jouvenet et de Coypel seront présentés à côté de dessins en rapport avec les trophées sculptés du rez-de-chaussée et des documents permettant de mieux connaitre le mobilier aujourd’hui disparu.
- un calice et sa patène en argent doré réalisés par le Maître orfèvre Pierre Quin en 1659
- un calice donné par Louis XIV en 1664 et réalisé par le Maître orfèvre Nicolas Dolin en 1661 et sa patène en argent doré
- une crosse, en argent et argent doré, ornée de pierreries, off erte par Louis XIV et réalisée par le Maître orfèvre Nicolas Dolin en 1654
- un ciboire, en argent doré, réalisé par le Maître orfèvre Jean Hubé en 1668
The work was undertaken by Jules Hardouin-Mansart in 1687 and completed in 1710 by Robert de Cotte, and the Royal Chapel of Versailles, a masterpiece of sacred art, became the theatre of the religious ceremonies of the Court. In accordance with the tradition of the Palatine Chapels, it has two levels. The principal gallery, above the entrance, was reserved for the royal family, while the side galleries were for the princes of royal blood and principal dignitaries of the Court; the other faithful were on the ground floor. The organ was placed in the loft over the high altar. Designed by Clicquot, its most famous organist was François Couperin.
The exhibition is divided into four sections:
• An evocation of the first Chapel (1672), a brilliant prefiguration of the definitive building.
• The Chapel of 1682, particularly well known from paintings and engravings because it was the religious building used for the longest time in the reign of Louis XIV. Located on the present site of the Salon d’Hercule, it was the scene of the Court’s religious life until 1710.
• The designing of the definitive Chapel, with drawings and engravings relating to the astonishing project for the dome in the centre of the north wing, up to the final magnificent drawings of the architectural office of Jules Hardouin-Mansart.
• The decor and the furniture of the Chapel when completed in 1710: sketches and preparatory paintings for the sumptuous compositions of La Fosse, Jouvenet and Coypel will be presented alongside drawings of the carved trophies on the ground floor and documents enabling visitors to get a clearer idea of the furniture that has not survived.
To accompany the celebration of this tercentenary, the annexes of the Chapel will be opened for guided visits (in French): the sacristies, the oratory of Madame de Pompadour, as well as the rooms used by the choristers and the members of the King’s orchestra. These preserved annexes will enable visitors to get a glimpse of the conditions of the daily life of the various incumbents of the Royal Chapel during the Ancien Régime.
La restauration du Palais des Doges révèle une partie de son ancienne polychromie
Le Palais des Doges, Venise, Italie 2007 - Photographe Balou Lumix - Licence Creative Commons 3.0
VENISE (ITALIE) [18.01.10] – La deuxième phase de restauration du Palais des Doges de Venise vient de s'achever. Pendant les travaux, les restaurateurs ont mis à jour des traces de polychromie dans les parties les plus anciennes du Palais. L'édifice devait autrefois être recouvert d'or et de couleurs, symbole de la richesse de la cité.
Après deux ans de travaux et plus de 2,4 millions d'euros de budget, la deuxième phase de restauration du Palais des Doges à Venise vient de s'achever. La façade de la chapelle Saint Nicolas, la Salle des Géants et la façade Sud ont retrouvé une seconde jeunesse.
Lors de l'inauguration de ces parties du Palais parmi les plus anciennes, les restaurateurs ont dévoilé une polychromie redécouverte sous les couches séculaires de saleté.
Des traces de feuilles d'or, des patines d'ocres et de vermillon ont permis aux chercheurs de se faire une idée plus précise de ce en quoi consistait la décoration extérieure du Palais aux XIVe et XVe siècles. Une ornementation luxueuse, qui répondait à la vocation du Palais, lieu de résidence du Doge pendant la durée de son mandat sous la République de Venise.
Les travaux étaient conduits pour consolider les fondations du Palais, face aux remontées de sel à travers les pierres du soubassement de l'édifice, problème souvent rencontré à Venise par les restaurateurs. Certains blocs de pierre des façades ont été démontés pour être dessalés, et nettoyés au laser. Une résine a également été injectée dans certaines pierres pour les consolider.
La troisième et dernière phase de la restauration s'achèvera en avril 2010. Durant ces derniers mois, les équipes de restaurateurs s'attaqueront aux plafonds de bois et aux stucs des galeries du premier étage du Cortile du Palais. Les chercheurs espèrent faire des découvertes aussi intéressantes dans ces pièces du bâtiment. www.artclair.com
Le projet du musée Munch à Oslo soulève de nombreuses critiques
OSLO (NORVEGE) – En mars 2009, l'architecte espagnol Juan Herreros a gagné le concours architectural pour construire le nouveau musée Munch à Oslo. Mais son emplacement sur le front de mer, au cœur du centre historique de la ville, et sa taille importante suscitent l'opposition de plusieurs personnalités norvégiennes.
Le nouveau musée Munch d'Oslo doit être inauguré en 2014. Le projet architectural a été confié en mars 2009 à l'architecte espagnol Juan Herreros, au terme d'un concours auquel s'étaient notamment présentés Zaha Hadid et Tadao Ando.
Mais selon le quotidien El Pais, des voix s'élèvent contre cet ambitieux projet qui fait partie d'un vaste plan d'aménagement urbain : outre le musée, le projet baptisé Lambda comprend une plage, un quartier résidentiel et une bibliothèque.
Jørne Holme, le nouveau chef de la Direction du patrimoine national en Norvège, a élevé des objections à l'encontre de l'emplacement de ce nouveau musée. Selon lui, cela affecterait la zone où Oslo a été fondée au Moyen-Age, qui contient un patrimoine culturel très important pour l'histoire norvégienne. Il pourrait stopper la construction, si un dialogue avec la municipalité d'Oslo n'aboutissait pas.
Tom Remlov, directeur de l'Opéra d'Oslo, a également émis des critiques contre le projet architectural du musée, avec des plaintes plus spécifiques : « Je ne suis pas opposé au projet en lui-même, mais à ces dimensions. D'après ce que j'en ai vu, le bâtiment sera beaucoup plus élevé que les autres édifices alentours ». Il dénonce le nombre d'étages du futur édifice, bien trop élevé à son goût.
Le directeur de l'Opéra ne cache pas son inquiétude quant à un conflit visuel entre le futur musée Munch et l'actuel opéra, tout en lignes horizontales.
Face à ses critiques, Juan Herreros, interrogé par El Pais, souligne que son travail n'est pas de défendre bec et ongles un projet arrêté, mais de répondre aux exigences du commanditaire et de s'adapter aux contraintes de l'environnement. Peut-être le bâtiment devra-t-il être déplacé dans une autre zone de la ville, mais l'architecte est certain que le musée sera bel et bien construit pour 2014. www.artclair.com/
Le Victoria and Albert Museum va ouvrir un deuxième site dans le nord de l'Ecosse, à Dundee
V&A director Mark Jones said the project would be productive for both sides of the partnership. Photograph: Murdo Macleod
LONDRES (ROYAUME-UNI) [15.01.10] – Le Victoria and Albert Museum va ouvrir un deuxième site dans le nord de l'Ecosse, à Dundee. Le « V&A at Dundee » est prévu pour ouvrir d'ici 5 ans, avec un budget de construction de 47 millions de livres, qui reste encore à finaliser. Le but est d'en faire un centre de recherche en design accueillant des expositions itinérantes.
Un concours d'architecture a été ouvert le 11 janvier à Londres pour la construction du « V&A at Dundee », un centre de design contemporain élaboré par le Victoria and Albert Museum (V&A) en partenariat avec l'Université de Dundee, dans le nord de l'Écosse. Le Guardian évoque la « toute première base du V&Amp;A en dehors de Londres ».
Le projet architectural sera d'envergure : les responsables prévoient un budget de 47 millions de livres (52,9 millions d'euros) et plus de 7 000 m2 de surface. Parmi les possibles candidats au concours, le nom de Frank Gehry a été évoqué. Le V&A at Dundee aura pour vocation d'accueillir les expositions temporaires du V&Amp;A de Londres, et de servir de centre de recherche en design contemporain et en hautes technologies, des domaines étudiés à haut niveau à l'Université de Dundee.
Le souhait des responsables politiques impliqués dans le projet, en particulier le gouvernement écossais, est de revitaliser la région, sinistrée par l'effondrement de l'économie portuaire. Les réussites de Liverpool, Leeds et Gateshead ont incité les pouvoirs publics à réfléchir sur la mise en place d'un pôle culturel de grande ampleur en Écosse.
A Dundee, tout un quartier est prévu autour de la future galerie, la chaine d'hôtellerie Hilton prévoit même d'y construire un nouvel hôtel.
Pour la ministre de la Culture écossaise, Fiona Hyslop, le musée jouera un rôle crucial contre la récession : « Dans ces temps de crise, il est parfois important d'être audacieux » confie-t-elle, interrogée par le Guardian.
Si le projet scientifique est salué par tous, lorsque la question du budget est évoquée, les choses deviennent plus compliqué. Le V&A ne s'investira pas financièrement dans ce nouveau centre. Le gouvernement écossais, très impliqué dans la conception, renâclerait à donner un chiffre exact de sa part dans les subventions publiques. Il demande à la municipalité de Dundee de participer à hauteur de 15 millions de livres.
L'Université de Dundee se déclare prête à se lancer dans une grande campagne de recherche de mécénats privés. Le Recteur Pete Downes espère réunir 30 millions de livres d'ici trois ans : « C'est beaucoup demander, personne ne le nie. Mais je suis convaincu qu'on y arrivera. Cela signifie se développer et sortir de la récession ». www.artclair.com





















