16 juin 2011

An art deco laque burgauté and coral box, Cartier, circa 1925

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An art deco laque burgauté and coral box, Cartier, circa 1925. Photo Bonhams

designed on both sides as a landscape scene with Chinese scholars and attendants, accentuated by scalloped-shaped coral corners;signed Cartier Paris Londres New York, no. 05637; mounted in eighteen karat gold and silver; gross weight approximately: 99.8 grams; dimensions: 3 x 3 x 5/8in. (some loss to mother-of-pearl and lacquer, some fissures, some coral deficient). Sold for US$24,400
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Note: Much of the jewelry and objects created in Paris during the art deco period drew inspiration from various cultures. Indian, Persian, Egyptian, Chinese and Japanese motifs served as the foundation for design in both jewelry and the decorative arts. One of the more unique characteristics that separated Cartier from the other French jewelry houses was that they also experimented with incorporating existing artifacts into their designs.

The laque burgauté panels that form the front and back of lot 18 illustrate this practice. These lacquered panels were imported from the Far East and were used only for a short period, predominantly from 1925 to 1930, in vanities, objects and clocks.

The term laque burgauté refers to the method using black lacquer and tinted mother-of-pearl, gold and silver foil inlay. It originated first in China and then was practiced in Japan. This technique involves using the natural resin from the poisonous lacquer tree, which is applied in layers over a design, and then polished to produce a strong water resistant lustrous surface.

This case's two laque burgauté panels depict companion day and night landscapes on opposite sides which make it rare, beautiful, and inherently versatile.
 
Bonhams. Fine Jewelry, 15 Jun 2011, New York, California, San Francisco and California, Los Angeles www.bonhams.com

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31 août 2010

Hommage à Alain Corneau

Hommage à Alain Corneau

R.I.P.

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14 juillet 2010

Josef Nadj, Les Corbeaux @ Avignon. Salle Benoît XII

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Josef Nadj, Les Corbeaux, création 2010. Duo. Avec la collaboration musicale d’Akosh Szelevényi. Courtesy Festival d’Avignon © Tadeusz Paczula

Tout est né d'une rencontre fortuite avec un corbeau japonais. Il y a quelques années, alors que Josef Nadj répète un solo sur le toit d'un théâtre à Kyoto, un corbeau vient se poser non loin de lui. Dans le regard que le danseur, en plein mouvement, jette sur le sombre volatile, naît en un éclair l'idée d'un spectacle. Le chorégraphe se met à travailler sur cette vision. Les esquisses et les dessins lui permettent de revivre la scène, étape graphique qui l'incite à aller plus loin. C'est le prétexte d'un retour sur une enfance en Voïvodine, dans l'ex-Yougoslavie, où le corbeau a toute sa place. Animal de la sagesse, lien inquiétant avec le mystère, symbole de l'unité du monde, il est celui qui détient la clé du cycle de la mort et de la vie, du réel et du rêve, du divin et du diabolique. C'est aussi le prétexte à une étude physiologique et comportementale, impliquant l'imitation d'un mouvement, d'une démarche, d'un envol, d'un atterrissage, quasiment d'un savoir-vivre.

Comment devenir un corbeau sur scène? Josef Nadj a proposé ce défi au musicien Akosh Szelevényi, qui partage sa vision du monde et connaît lui aussi les oiseaux noirs de la grande plaine d'Europe centrale. Ensemble, ils ont imaginé un spectacle à partir d'une série de doubles présences sur le plateau: celle de l'homme et de l'animal, celle du corps et des sons, celle de la peinture et de la musique, celle d'un danseur et d'un saxophoniste. Le croassement, la couleur, l'apparence, les mouvements du corbeau envahissent l'espace de cette complicité scénique et amicale. Jusqu'à ce qu'un troisième partenaire s'impose sur le plateau, à l'invitation des deux premiers: une gouache noire et brillante qui, dans le fil du geste chorégraphique et musical, dépose sa trace avec éclat et recouvre le corps d'un voile opaque, comme si elle dessinait à elle seule la fulgurance des mouvements et dévorait l'homme tout entier pour le métamorphoser en animal. Sous nos yeux ébahis, l'homme est devenu oiseau, le corps pinceau, le saxophone cri.

18 juil.-26 juil. 2010. Avignon. Salle Benoît XII. Horaire: 18h. Relâche le 22 juillet.

— Chorégraphie: Josef Nad
— Composition musicale: Akosh Szelevényi
— Lumière: Rémi Nicolas

— Son: Jean-Philippe Dupont

— Décors et accessoires: Alexandre De Monte, Clément Dirat, Julien Fleureau
— Avec: Josef Nadj, Akosh Szelevényi

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Josef Nadj, Les Corbeaux, création 2010. Duo. Avec la collaboration musicale d’Akosh Szelevényi. Courtesy Festival d’Avignon © Rémi Angeli

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08 mai 2010

Simon Basinger: Comment la musique a conquit ma vie ?

P1130231Calme et serein, les yeux brillants, la moustache relevée enfouie dans une barbe grisonnante à la  Saint Saëns, c’est tout près de la Cité de la Musique, que  nous avons rencontré  Simon Basinger (photo), musicologue et rédacteur en chef des ‘ Cahiers Poulenc ‘ -personnage atypique, original et attachant, Nous nous devions de nous arrêter un instant sur un personnage hors du commun-  Artiste et passionné  né ! 

- Simon Basinger à quand remonte votre première rencontre avec  la musique ?

- (Sourire) Nous étions déjà bien baignés par la musique à la maison, car mon  grand père et  mon père étaient eux même musiciens. Mon grand père était violoniste, quant à mon père il pratiquait aussi bien le violon  que le  bandonéon, il lui arrivait même  d’animer des bals populaires en Espagne et en France,   Nous sommes  musiciens  sur trois générations    ! 
gaudi2Très jeune, mon grand père, qui fut l’ami intime d’Antonio Gaudi (photo), le célèbre sculpteur de la Sagrada Familia de Barcelone, enseigna le violon à mon père, il fréquentait assidûment tous ces  milieux artistiques de l’époque  (Federico Garcia Lorca (photo)garcialorca, Antonio Machado)   écrivains, peintres, et musiciens… Puis Ils  quittèrent l’Espagne et son régime Franquiste pour s’installer en France. Mon père était violoniste  et bandonéoniste, bien plus tard  il devint un fidèle de la bande de Piazzolla, bien qu’espagnol, il vouait un véritable culte à l’Argentine et à sa musique!  C’est lui qui m’enseigna  très jeune, le solfège, le contre point et les prémices de la composition. Il me donna mes premiers cours d’accordéon, et suivait mes études, je dirais à la note !, ma mère, par contre, n’étant pas issue d’un milieu artistique, ne faisait qu’assister à nos répétitions et concerts !

Je poursuivis mes cours  au Conservatoire de Musique de Nanterre,  arrêta de pratiquer  l’accordéon,  et   me dirigea   vers la pratique du piano et de  la flûte traversière. Mon  père nous conduisait régulièrement aux Concerts et aux Théâtres, en plus nous avions la chance d’habiter près du théâtre des Amandiers à Nanterre, c’était  à l’époque un  grand chapiteau, c’est  Pierre Debauche le dirigeait, c’est là que je fis mes premiers pas sur une scène et dans l’univers du théâtre ! Chaque soir, j’allais rejoindre les artistes sous le chapiteau, et  j’observais leur travail ! Tout cela me conduisit bien plus tard auprès de mon maître Jean Louis Barrault ! Nous avions aussi, des auditions d’élèves au Conservatoire, ce qui nous obligeait à monter sur scène régulièrement et maîtriser notre trac, vivre cette passion artistique !

Puis, ce fut le conservatoire de région, et le Conservatoire National de Paris, ou j’obtiens mon prix en 1979. Durant, ces années une œuvre m’envoûta plus que les autres, c’est cette fameuse sonate pour flûte et piano de Poulenc, je la découvris en  1974, premier contact ! Première rencontre avec Poulenc !!

- Vous avez travaillé conjointement avec  le théâtre ?

- Oui,  à l’époque, c’était plus facile d’aller au théâtre, et aux concerts, nous avions des cartes d’étudiants, nous permettant d’aller chaque dimanche soir, à Gaveau, nous bénéficions de concerts exceptionnels, je me rappelle d’un concert avec Lily Laskine et JP Rampal, celui d’Yvonne Lefebure jouant le concerto de Ravel, elle sautait littéralement de son siège sur le dernier accord !, Alexandre Lagoya, Maxence Larieu et bien d’autres ….
225px_Jean_Louis_Barrault_and_Madeleine_RenaudAu théâtre, c’était la même chose, Madeleine Renaud et Jean Louis Barrault (photo)  m’avaient adopté, j’ai travaillé la scénographie auprès de Jean Louis,   devint l’ami de Daniel Rivière qui interpréta notamment   le rôle d’Harold ( dans Harold & Maude d’ Higgins), d'Yves Gasc. Arlette Thomas et Pierre Peyroux  au théâtre Paris Villette offraient leur scène aux jeunes  créations, ils avaient   lancé : un  ‘ comme il vous plaira ‘ une sorte de carte blanche aux  jeunes comédiens, musiciens, c’est là que j’ai signé ma première mise en scène ,avec une pièce que j’avais écrite à l’époque : Hôpital Rothschild.
Ma passion pour le théâtre, la musique et l’art en général ne s’est jamais tari, loin de la, avant de me lancer dans l’écriture, la recherche, la production, j’ai participé à de nombreux  forums, redynamiser certain lieux, même les plus insolites ! Proposer et lancer des projets artistiques des plus divers !...

- On  dit de vous  que vous êtes assez  provocateur, fonceur  voire, innovant ?

- Il est vrai, que je suis assez atypique ! , rien de m’arrête, je peux passer des heures devant une porte en attendant d’être reçu par la personne que je veux atteindre, j’ai aussi un don de communication, et crée vite ‘la’   communication , même avec des gens des plus austères  ! il m’arrive aussi de belles rencontres, comme par exemple, celle de mai  1999, ou  dans un bureau de poste, je découvre l’auteur du livre que j’étais en train de lire au moment même !  Alicia Dujvone Ortiz, une des plus grands écrivains d’Argentine, devint de ce fait … ma meilleure amie ! ,

- Vous travaillez souvent avec  le monde Hispanique ?

- C’est un fait, mais pas uniquement  avec ce monde !  , j’ai collaboré avec le soutien de l’Ambassade d’ Argentine, à une exposition sur Rosalia Maguid, "Moshes villes" une exposition de photos, l’arrivée des Juifs d’Europe de l’Est en Argentine, c’est aussi une rencontre insolite avec un spécialiste de l’art en Argentine, Camilo Racana, là aussi dans une situation insolite !
Cette exposition a bien marché, et fut un véritable  succès, mes premiers pas en tant que commissaire d’exposition !

- Revenons à la musique, vous êtes spécialisé sur quatre compositeurs. Pouvez vous nous dire qui sont ils et pourquoi les avoirs choisis ?

Francis_Poulenc_Poulenc- D’abord il y a Poulenc (photo),  comme je vous l’ai dit, ce fut un coup de cœur, Roger Bourdin mon professeur de flûte de l’époque, savait que cette partition me plairait, il a bien vu !   Depuis, Poulenc ne sait jamais séparé de mon patrimoine artistique, j’aime son originalité, son phrasée, son esprit,  ses collaborations, puis  Kurt Weill, sur lequel j’ai présenté ma thèse à l’Université. Pierre Debauche m’introduisit au monde Brechtien  tout comme à l’univers de Robert Musil et de son  inséparable   ‘Der junge Törless ‘, Pierre Debauche présentait des pièces de Bertolt Brecht, avec orchestre en scène, ce fut là que j’entendis  les premiers lieders de Weill, j’aimai, et j’aime toujours cette esprit, j’ai travaillé  il y a quelques années avec un ensemble d’élèves des Cours Florent, à Paris  sur un spectacle de texte de Musil, Brecht et Genet.
C’est un compositeur, qui m’a énormément fasciné, et qui me fascine encore,
Puis, il y a deux compositeurs de  Musique du monde, Antonio Carlos Jobim et Astor Piazzolla, Ce sont des compositeurs qui ont accompagné mon enfance,    tous les soirs, en rentrant   mon père nous divertissait en nous faisant écouter des disques de Jobim, Piazzolla,  voire Carlos Gardel,  tout cela sentait bon l’exotisme,  et par là je m’y suis attaché !   

- Pour revenir  à Poulenc, Vous dites, en parlant des cahiers …"entrez dans le monde de Francis Poulenc" comment doit-on y entrer ?

- Vous savez, pour bien comprendre un compositeur, il faut vivre avec lui,  près de lui,  on rentre chez Poulenc, comme on rentre chez un bon ami, mais avec délicatesse, et la sensualité qu’ il faut  ,il faut  le voir, le découvrir, l’écouter,  pleurer et rire avec lui, avoir et obtenir  l’esprit Poulenc, 
365000758_diffusionPar exemple , J’ai passé, de bons moments avec Henri Dutilleux (photo), notamment un moment intime et fort,  c’ était celui d’Août  2009, chez lui  près de Saint Louis en L’Isle , il m’a raconté son parcours, ses rires et ses pleurs,  son travail,   sa vie si pleine de sens et de rencontres !, malgré qu’il fut très accablé, par l’état de santé de son épouse aujourd’hui disparue,   ce fut pour nous deux, très revivifiant, et touchant de parler de cette passion musicale, et de  remémorer tout ceux aujourd’hui disparu !

- Le cinéma vous a-t-il tenté ?

Non, le cinéma ne me tente pas, je préfère ce côté plus pragmatique du contact avec le public,   j’ai  malgré tout écris le synopsis d’un film, sur la Musique en gérontologie, ce  ‘ Jardin d’hiver’  est un documentaire de 52’, qui  traite de la place de la musique en gérontologie, cette thématique a intéressé la  Fondation Nationale de Gérontologie, qui n’avait rien à son actif sur  tel thème ! elle en fait un DVD professionnel interne. Mais, la musique restera l’âme de ma vie et ma vraie passion,   

- Revenons à la musique, les cahiers Poulenc ont été une véritable réussite. ?

CAHIERS_FRANCIS_POULENC- Les cahiers Poulenc (photo), je les ai pensé et je les vis au quotidien. Il y a trois ans, j’ai proposé ce projet aux héritiers Poulenc, je voulais surtout  redynamiser l’association, apporter mon soutien  à cette merveilleuse famille,  rendre l’ association encore plus visible à l’ International par exemple, un site existe (www.poulencwww.poulenc) très bien fait, dans l’esprit du compositeur,   j’ai lancé cette publication sur et autour du compositeur, je les remercie de la confiance qu’ils m’ont témoigné, et c’est pour moi plus qu’un honneur que de travailler pour un si grand compositeur au sein d’une si belle Association.J’ai beaucoup travaillé sur ce projet, il a fallu trouver les fonds, les collaborateurs,  l’éditeur, Grâce à mon collaborateur et ami Alexandre Rotsztein, directeur artistique de mes projets, nous avons pu mener à bien cette aventure, et  le premier volume est sorti  en Septembre 2008.
d2U9HVnRTo_georges_Pretre_concertIl a eu un très grand succès ! Il est  préfacé par Maître Georges Prêtre (photo),l e Président de l’Association des Amis de Francis Poulenc,  quant au second volume c’est aussi un grand chef d’orchestre  Jean Claude Casadesus  qui m’a tendu la main, rendant encore plus visible notre édition. Je remercie tous ceux qui nous ont soutenu.Nous venons d’obtenir, la labellisation du Ministère de la Culture pour les prochains volumes   le troisième  tome sortira début  Octobre 2010 et sera accompagné d’un enregistrement d’œuvres du compositeur avec téléchargement offert.
J’ai voulu ces ouvrages très ouvert, car il faut briser la glace !  pour un public très large, de nos jours, sans en enlever le caractère principal d’ouvrage musicologique, il faut le rendre plus accessible,  surtout accessible à notre nouvelle génération, c’est en elle que je crois ! C’est une belle expérience, saluée par la presse avec  7 grands pôles d’intérêts qui y sont développés pour 7 publics, musique, littérature,  peinture, danse, mode, région, et religion cher au compositeur.

- Vous avez rencontré plusieurs fois, Roland Petit, qu’est ce que ce chorégraphe a pu vous apporter. ?

15_rolandzizi- Avec Roland Petit et Zizi Jeanmaire (photo Magnum © D.R. / collection La Cinémathèque de la Danse) c’est aussi une histoire d’amour !  , en  1975  je découvris  cette merveilleuse équipe (Petit, Jeanmaire, Colombier, Saint Laurent, Erté  & Pace) au Casino de Paris, je fus frappé par la qualité du spectacle, la qualité des costumes, et des musiques choisies, c’est par eux, que je me rapprochais de la danse !
Roland Petit, vit à Genève, et c’est toujours avec plaisir que j’entretiens des relations amicales avec ce grand chorégraphe.

- Des projets  à venir ?

- Oui,  un grand projet, avec la Semaine Internationale Poulenc, c’est une idée que j’avais depuis longtemps, et que je suis en train de mettre en place,  elle a été officialisé par la Ville , et aura lieu du  22 au 27 Mars  2011,   7 lieux prestigieux de la capitale accueilleront concerts, conférences, films, expositions, C’est  la Bibliothèque Nationale de France qui  ouvrira la semaine  . L’idée a séduit bon nombre de personne  et je suis fier et heureux de pouvoir la créer à Paris, en plus  il me fallait un parrain aimant l’art et la musique, à la hauteur de ce grand compositeur Français, sensible à mon travail, c’est   Monsieur Pierre Bergé qui m’a fait le grand honneur d’en être le parrain, et je dois vous dire combien j’en suis touché  et honoré !

- Rendez vous en  2011 ?

- Avec  plaisir !  Mais vous verrez !  Nous nous reverrons  avant !! Car avec Poulenc, tout cela nous conduit toujours vers ces éternels chemins de l’Amour fait de musiques et de poésies ! Propos recueillis par Jean Christian Fombeur

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Moeurs musicales de la Chine par Hector Berlioz

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Caricature de Berlioz sur une partie de flûte de La Damnation de Faust, après 1846. Bibliothèque nationale de France

    "On s’occupe beaucoup des Chinois, depuis quelque temps, et c’est toujours d’une façon peu flatteuse pour eux. Nous ne nous contentons pas de les battre, de tout bousculer dans leurs boutiques, de mettre en fuite leur empereur, de prendre le palais de sa céleste Majesté, de nous partager ses lingots, ses diamants, ses pierreries, ses soieries, il faut encore que nous nous moquions de ce grand peuple, que nous l’appelions peuple de vieillards, de maniaques, peuple de fous et d’imbéciles, peuple amoureux de l’absurde, de l’horrible, du grotesque. Nous rions de ses croyances, de ses mœurs, de ses arts, de sa science, de ses usages familiers même, sous prétexte qu’il mange son riz grain à grain avec des bâtonnets, et qu’il lui faut presque autant de temps pour apprendre à se servir de ces ridicules ustensiles que pour apprendre à écrire (chose qu’il ne sait jamais complétement), comme si, disons-nous, il n’était pas plus simple de manger du riz avec une cuiller. Et de ses armes, et de ses armées, et de ses étendards à dragons peints, pour effrayer l’ennemi, et de ses vieux fusils à mèche, et de ses canons dont les boulets vont dans la lune, nous en moquons-nous ! et de ses instruments de musique, et de ses femmes aux pieds contrefaits, et de tout enfin ! Pourtant il a du bon, le peuple chinois, beaucoup de bon, et ce n’est pas tout à fait sans raison qu’il nous appelle, nous autres Européens, les diables rouges, les barbares. Par exemple : soixante mille Chinois sont mis en déroute complète par quatre ou cinq mille Anglo-Français, c’est vrai ; mais leur général en chef, voyant la bataille perdue, se scie le cou avec son sabre, très-bien, lui-même, sans recourir pour cela à son domestique, comme faisaient les Romains, et il n’est content que quand sa tête est à bas. C’est courageux cela ; essayez donc d’en faire autant.

    Il écrase les pieds de ses femmes de façon à les empêcher de marcher, mais de façon aussi à les empêcher bien plus encore d’aller au bal, de danser la polka, de valser, de rester, par conséquent, des nuits entières aux bras de jeunes hommes qui leur serrent la taille, respirent leur haleine, leur parlent à l’oreille, sous les yeux des pères, des mères, des maris et des amants.

    Il a une musique que nous trouvons abominable, atroce, il chante comme les chiens bâillent, comme les chats vomissent quand ils ont avalé une arête ; les instruments dont il se sert pour accompagner les voix nous semblent de véritables instruments de torture. Mais il respecte au moins sa musique, telle quelle, il protége les œuvres remarquables que le génie chinois a produites ; tandis que nous n’avons pas plus de protection pour nos chefs-d’œuvre que d’horreur pour les monstruosités, et que chez nous le beau et l’horrible sont également abandonnés à l’indifférence publique.

    Chez eux, tout est réglé suivant un code immuable, jusqu’à l’instrumentation des opéras. La grandeur des tam-tams et des gongs est déterminée d’après le sujet du drame et le style musical qu’il comporte. Il n’est pas permis d’employer pour un opéra-comique des tam-tams aussi grands que pour un opéra sérieux. Chez nous, au contraire, pour le moindre opuscule lyrique maintenant, on emploie des grosses caisses aussi vastes que les grosses caisses du grand Opéra. Il n’en était pas ainsi il y a vingt-cinq ans, et c’est encore une preuve des avantages de l’immutabilité du code musical chinois.

    Malgré les désastreux résultats de nos mœurs changeantes et déréglées, nous l’emportons néanmoins en musique, sous certains rapports, sur les habitants du Céleste-Empire. Ainsi, de l’aveu même des mandarins directeurs de la mélodie, les chanteurs et chanteuses de la Chine chantent souvent faux, ce qui prouve à quel point ils sont inférieurs aux nôtres, qui chantent si souvent juste. Mais les chanteurs chinois savent presque tous leur langue ; ils n’en violent pas l’accentuation, ils en observent la prosodie. Il en était aussi de même chez nous, il y a vingt-cinq ans ; aujourd’hui, par suite de notre manie de tout bouleverser selon le caprice de chacun, il semble que la plupart des chanteurs d’Europe chantent du chinois.

    Ce que l’on doit trouver maintenant beau et digne d’admiration, ce sont les règlements et les lois en vigueur dans l’Empire-Céleste depuis un temps immémorial pour protéger les chefs-d’œuvre des compositeurs. Il n’est pas permis de les défigurer, de les interpréter d’une façon infidèle, d’en altérer le texte, le sentiment ou l’esprit. Ces lois ne sont pas préventives, on n’empêche personne d’essayer l’exécution d’un ouvrage consacré, mais l’individu convaincu de l’avoir dénaturé est puni d’une façon d’autant plus sévère que l’auteur est plus illustre et plus admiré. Ainsi les peines encourues par les profanateurs des œuvres de Confucius paraîtront cruelles à nous autres barbares habitués à tout outrager impunément. Ce Confucius est appelé par les Chinois Koang-fu-tsée ; c’est encore une jolie habitude que nous avons d’arranger les noms propres, comme on arrange les ouvrages que l’on traduit d’une langue dans une autre, ou que l’on transporte seulement d’une scène sur une autre scène. Nous ne pouvons conserver intégralement, ni le nom des grands hommes, ni celui des grandes villes des peuples étrangers. En France, nous appelons Ratisbonne la ville d’Allemagne que les Allemands nomment Regensburg, et les Italiens nomment Parigi la ville de Paris. Cette syllabe ajoutée, gi (prononcez dgi), leur plaît infiniment, et leur oreille serait choquée s’ils disaient, comme les Français, Paris tout court. Il n’est donc pas surprenant que nous disions en France Confucius pour Koang-fu-tsée, d’abord parce que la désinence latine en us est fort en honneur dans la langue philosophique ; ensuite parce que nous avons pour principe de ne pas nous gêner quand il s’agit d’un nom difficile à prononcer. De là cette précaution tant admirée d’un artiste d’origine allemande, qui, dans la crainte de voir substituer à son nom tudesque un autre nom qui ne lui plairait pas, mit sur ses cartes de visite : Schneitzhoeffer, prononcez Bertrand. Donc Koang-fu-tsée, ou Confucius, ou Bertrand, fut un grand philosophe, on le sait, et il unit à sa philosophie un grand fonds de science musicale ; tellement qu’ayant composé des variations sur l’air célèbre de Li-po, il les exécuta sur une guitare ornée d’ivoire, d’un bout à l’autre du Céleste-Empire, dont il moralisa ainsi l’immense population. Et c’est depuis ce temps que le peuple chinois est si profondément moral. Mais l’œuvre de Koang-fu-tsée ne se borne pas à ces fameuses variations pour la guitare ornée d’ivoire ; non, le grand philosophe musicien écrivit en outre bon nombre de cantates morales et d’opéras moraux dont le mérite principal, au dire de tous les lettrés et de tous les musiciens de la Chine, est une simplicité et une beauté de style mélodique unies à la plus profonde expression des passions et des sentiments. On cite ce fait remarquable d’une femme chinoise qui, assistant à un opéra dans lequel Koang-fu-tsée a peint avec la plus touchante vérité les joies de l’amour maternel, se prit, dès le septième acte, à pleurer amèrement. Comme ses voisins lui demandaient la cause de ses larmës : « Hélas ! répondit-elle, j’ai donné le jour à neuf enfants, je les ai tous noyés, et je regrette maintenant de n’en avoir pas gardé au moins un ; je l’aimerais tant ! » Les législateurs chinois ont donc, et avec grande raison, selon moi, prononcé des peines sévères, non seulement contre les directeurs de théâtre qui représenteraient mal les belles œuvres lyriques de Koang-fu-tsée, mais encore contre les chanteurs et les chanteuses qui se permettraient, dans les concerts, d’en chanter des fragments indignement. Chaque semaine un rapport est fait par la police musicale au mandarin directeur des arts ; et si une chanteuse s’est rendue coupable du délit de profanation que je viens d’indiquer, on lui adresse un avertissement en lui coupant l’oreille gauche. Si elle retombe dans la même faute, on lui coupe l’oreille droite pour second avertissement ; après quoi, si elle récidive encore, vient l’application de la peine : on lui coupe le nez. Ce cas est fort rare, et la législation chinoise, d’ailleurs, se montre là un peu sévère, car on ne peut pas exiger une exécution irréprochable d’une cantatrice qui n’a pas d’oreilles. Les pénalités de certains peuples ont quelque chose de comique qui nous étonne toujours. Je me rappelle avoir vu à Moscou une grande dame de l’aristocratie russe balayer une rue en plein jour au moment du dégel. « C’est l’usage, me dit un Russe ; on l’a condamnée à balayer la rue pendant deux heures, pour la punir de s’être laissé prendre en flagrant délit de vol dans un magasin de nouveautés. »

    A Taïti, cette charmante province française, les belles insulaires convaincues d’avoir eu des sourires pour un trop grand nombre d’hommes, Français ou Taïtiens, sont condamnées à exécuter de leurs mains un bout de grande route plus ou moins long, pavé ou non pavé ; et la galanterie tourne ainsi à l’avantage des voies de communication. Que de femmes à Paris qui n’arrivent à rien, et qui, dans ce pays-là, feraient joliment leur chemin !

    On a dû trouver fort étrange le titre de directeur des arts que j’ai employé tout à l’heure pour un mandarin. On ne peut en effet concevoir l’utilité d’une telle direction, chez nous, où l’art est si libre de s’égarer, où il peut se faire mendiant, voleur, assassin, icoglan ; où il peut mourir de faim, ou parcourir ivre les rues de nos cités ; où chanteurs et cantatrices ont tous leur nez et leurs oreilles, où la première condition requise pour être administrateur d’un théâtre musical est de ne savoir pas la musique ; où des lettrés sont les arbitres du sort des musiciens ; où les prix de composition musicale sont donnés par des peintres, les prix de peinture par des architectes, les prix de statuaire par des graveurs. Si les Chinois savaient cela ! Pauvres Chinois ! Eh bien ! pourtant, je vous l’ai dit, ils ont du bon. Ils ont des directeurs des arts qui connaissent ce qu’ils dirigent ; ils ont même des colléges entiers de mandarins artistes, dont l’influence pourrait être immense et s’exercer, pour le plus grand avantage de l’art, sur l’empire tout entier. Il ne se publie pas dans toute la Chine un livre sur la musique, la peinture, l’architecture, etc., que l’auteur ne soumette son travail à l’examen des mandarins artistes, afin, s’ils l’approuvent, de pouvoir inscrire sur la seconde édition de l’ouvrage : Approuvé par le collége. Malheureusement , les membres respectés de cette institution, qui auraient souvent le droit de faire infliger aux auteurs le supplice de la cangue, ont toujours été, à l’inverse des directeurs spéciaux de l’art musical, animés d’une telle bienveillance, qu’ils approuvent généralement tout ce qu’on leur présente. Aujourd’hui ils loueront un auteur d’avoir exposé telle ou telle doctrine, préconisé telle ou telle méthode de tam-tam, demain un autre exposera la doctrine contraire, prônera la méthode opposée, et le collége ne manquera pas de l’approuver encore. Ils en sont venus à un tel degré de bonhomie et d’indulgence, que maintenant la plupart des auteurs, dès la première édition de leurs livres, y placent la formule « approuvé par le collége » avant même de le lui avoir présenté, tant ils sont certains d’obtenir son suffrage.

    Ah ! pauvres Chinois ! Il ne faut plus s’étonner de voir chez eux l’art rester obstinément stationnaire !

    Mais je leur pardonne tout en faveur de leur règlement sur les tam-tams et de leurs lois contre les profanateurs.

    Alors, direz-vous, s’ils coupent le nez et les oreilles aux chanteurs qui profanent les chefs-d’œuvre, que font-ils pour ceux qui les interprètent avec fidélité, avec grandeur, avec inspiration ? — Ce qu’ils font ? Ils les comblent de distinctions honorifiques de toute espèce, ils leur donnent des bâtonnets en argent pour manger le riz, ils accordent aux uns le bouton jaune, à d’autres le bouton bleu ; à celui-ci le bouton de cristal, à celui-là les trois boutons ; on voit en Chine des virtuoses qui sont couverts de boutons. Ce n’est pas comme en France, où l’on ne donne la croix à un chanteur que s’il a quitté le théâtre, s’il a perdu sa voix, s’il n’est plus bon à rien.

    Les mœurs chinoises, si différentes des nôtres en tout ce qui touche aux beaux-arts en général, et à la musique en particulier, s’en rapprochent sur un seul point : pour diriger les flottes, ils prennent des marins. Si nous continuons, à la vérité, nous finirons par leur ressembler tout à fait."

Hector Berlioz, (A travers chants, "XX. Moeurs musicales de la Chine")

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23 mars 2010

Johann Sebastian Bach Archive Center in Leipzig Reopens After Two Years of Renovation

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Elias Gottlob Haußmann: Johann Sebastian Bach (1748)

LEIPZIG.- Date a Bach manuscript yourself! Arrange the instrumental parts of a Bach hymn to your taste and experience the sound of Baroque instruments! The new Bach Museum offers its visitors many opportunities to become actively involved.

The life and works of Johann Sebastian Bach and his family are presented in an interactive multi-media exhibition. One of the highlights of the new museum is the treasure chamber, which holds original Bach manuscripts and other precious objects. Among the special exhibits, we present the organ console of an instrument examined by Bach himself in 1743 from the former Johanniskirche church, a casket with relics from Bach’s tomb and a cash box, which was recently discovered among the property of the Bach family.

The weekend of Bach’s 325th birthday on March 20 and 21, 2010 was the re-opening date of the extended and newly arranged Bach Museum Leipzig. The festival weekend started with a great public day on Saturday. Guided tours and concerts were offered as well as a variegated programme for the whole family. On Sunday, after a ceremonial act in the Old Cityhall, Federal President Horst Köhler officially handed the new Bach Museum over to the public. On this day also the traditional birthday celebration took place around the Thomaskirchhof. The opening weekend ended with a birthday concert at St. Thomas’ Church.

Bach’s start in Leipzig
Special exhibition from March 20 – August 22, 2010

Because he wanted to be able to perform a »well-regulated church music, to the Glory of God«, Bach decided in 1708 to leave Mühlhausen and take up a position at the court of Weimar. But neither there nor later in Cöthen was he able to dedicate himself to this goal exclusively. Only when he took over the cantorate of St. Thomas’s in Leipzig in 1723 was he able to make church music the focus of his professional life. With an impressive measure of selfdiscipline he spent the next four years composing a new cantata for the Sunday services almost every week. In addition he wrote two large-scale passion oratorios and a number of magnificent liturgical works – a repertoire that in its artistic substance and demanding virtuosity was without precedent in Leipzig.

In the first special exhibition in the re-opened Bach Museum you may get an impression of how Bach managed his enormous workload, which strategies he used, who supported him in accomplishing this exacting project, and how his church music was received by his contemporaries.

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(L) 'Johann Sebastian Bach' (1748) by German painter Elias Gottlob Haussmann during an exhibition held at the Bach Archive Center in Leipzig, Germany. The Bach Archive Center is reopened after two years of renovation. EPA/PETER ENDIG

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15 mars 2010

Jean Baptiste Vuillaume ((b Mirecourt, 1798; d Paris, 1875), A violin. Paris, 1868

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Jean Baptiste Vuillaume ((b Mirecourt, 1798; d Paris, 1875), A violin. Paris, 1868. Photo Sotheby's

labelled Jean Baptiste Vuillaume à Paris, 3, rue Demours-Ternes JBV, numbered internally 2748, signed in the upper treble bout of the back and branded Vuillaume - length of back 14 in., 35.5cm. Est. 40,000—60,000 GBP. Lot Sold 97,250 GBP

Sotheby's. Musical Instruments. 09 Mar 10. London www.sothebys.com

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05 août 2009

Après 45 ans de silence, les ' cahiers de Francis Poulenc un ouvrage sur, et autour du compositeur

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...Après 45 ans de silence, L’Association Francis Poulenc (sous l’Egide de la Fondation Poulenc)  publie aux Editions Michel de Maule  les ' cahiers de Francis Poulenc un ouvrage sur, et autour du compositeur.

Le premier volume préfacé par Maitre Georges Prêtre, également Président de l’Association, se veut être une rencontre originale avec le compositeur.

Musicologues, artistes, journalistes, écrivains  se sont  joints, sous la direction de Simon BASINGER, pour faire vivre sous forme d’écrits, ce  'moine et ce voyou ' !

Francis Poulenc, grand musicien Français se devait d'être conjugué pluriel : Portrait musical, littéraire, chorégraphique, pictural, mode,  mais aussi  régions  et religion chères au compositeur.

Magnifiquement réalisé  par Alexandre Rotsztein Directeur Artistique supervisée par un comité scientifique dirigé par Madame Malou Haine (directeur du Musée des instruments de Musique de Bruxelles- Eminent musicologue), cet ouvrage vous fera vivre Poulenc au quotidien dans des articles originaux parsemés de photos inédites émanant de la collection privée du compositeur.

Le second volume (préfacé par Jean Claude Casadesus) est quant à lui disponible dès le  1er septembre prochain avec un panel tout aussi original qu'éclectique !

Une collection de prestige, pour un compositeur de Prestige !   Iconographie et discographie  mis à jour, interviews, anecdotes, etc. de quoi vous donner envie  d’entrer dans l'univers de Poupoule (1)  et de ses nombreux amis (es) et d'aller à sa rencontre  sur les chemins de l'amour (2)  !

Les cahiers Francis Poulenc. 18 euros- Editions Michel de Maule Paris www.poulenc.fr

Simon Basinger est musicologue et rédacteur en chef des "Cahiers Francis Poulenc"

(1) Surnom donné à Poulenc par Jean Cocteau en  1936 -
(2) Nom d'une mélodie de Poulenc, paroles de Jean Anouilh

Winnaretta Singer, princesse de Polignac avait commandé au printemps 1932 le Concerto pour deux pianos dont je vous propose ci-dessous les liens vers Youtube (malheureusement, je rencontre un problème pour intégrer les vidéos). La première a eu lieu le 5 septembre 1932 à Venise lors du festival de musique de Venise par l'orchestre de la Scala sous la direction de Désiré Defauw et joué au piano avec Jacques Février. Le concert remporta un vif succès. Poulenc passa le reste de l'été au palazzo Polignac afin de profiter de son succès.

Poulenc Concerto for Two Pianos and Orchestras with Francis Poulenc, Jacques Février and Orchestra National de la RTF conducted by Georges Prêtre.

Premier mouvement : http://www.youtube.com/watch?v=cC4kJiTHTtQ

Second mouvement : http://www.youtube.com/watch?v=Z2B5xTGInzI

Troisième mouvement : http://www.youtube.com/watch?v=C7j7Vss8BSI

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