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Eloge de l'Art par Alain Truong
13 juillet 2011

Trois bijoux de Boivin @ Kohn Monaco

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Boivin . « Moineau de Paris ».. Clip de corsage en or jaune, 1941. Photo Kohn

stylisant un oiseau, la tête et le corps sertis de saphirs ronds. Les ailes et la queue sont serties de saphirs bleus rectangulaires et de vingt tourmalines ovales de couleur rose. Dimensions : 4, 6 x 6 cm. Poids brut : 31,50 grammes. Dans son écrin - Estimation : 40 000 / 45 000 €

Certifi cat de Madame Françoise Cailles

Références Bibliographiques : Françoise Cailles, René Boivin, Joaillier, éd. de l'Amateur, Paris, 1994, p. 295.

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Boivin . Importante bague chevalière. Vers 1933-1934.  Photo Kohn

En platine, sertie d'un diamant de taille coussin pesant environ cinq carats, serti à griffes et épaulé de six pétales pavés de diamants. Le corps de la bague est formé de trois godrons évasés. Estimation : 35 000 / 40 000 €

Certifi cat de Madame Françoise Cailles

En 1917, à la mort prématurée de René Boivin, c'est sa femme Jeanne qui reprend les rènes de la Maison. Elle a toujours été complice et participé au travail de son mari.
Cependant, elle va faire évoluer les créations de la Maison Boivin avec sa propre sensibilité et sa féminité. Elle aime les formes rondes, les courbes, la forme et la matière sans fi oriture ainsi que les bagues volumineuses. La plupart du temps, les pièces sont dessinées pour des commandes particulières en réutilisant souvent les pierres fournies par les clientes. C'est le cas ici pour cette chevalière crée vers 1933-1934. A cette époque, la chevalière est l'apanage des hommes mais la Maison Boivin a toujours su innover et notre bague en est la parfaite illustration. Le corps central est serti d'une pierre épaulée de godrons, communs de nos jours mais si révolutionnaires pour l'époque. On voit apparaître le serti clos. Les pierres sont « noyées » dans le métal comme ici sur les pétales. Notre bague est un rare exemple de toutes ces innovations qui seront de plus en plus présente dans les années quarante et jusqu'à nos jours. Très peu de bijoux de la Maison Boivin sont signés car Madame Boivin trouvait cette pratique vulgaire. Ainsi, ce n'est qu'à partir des années cinquante, à la demande des clients, que les bijoux Boivin furent signés.

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Boivin . Clip. Pièce unique. Photo Kohn

En or jaune ciselé en forme de masque grimaçant inspiré du théâtre chinois, la chevelure stylisée par de petites perles. Dimensions : 5, 5 x 5, 5 cm. Poids brut : 47 grammes environ - Estimation : 25 000 / 30 000 €

Ce bijou inspiré des traditions du théâtre asiatique fût créé par René Boivin entre 1910 et 1915. Passionné par l'art sous toutes ses formes et grand collectionneur, René Boivin voulait faire de ses bijoux non seulement des ornements mais aussi des oeuvres d'art à part entière. L'objet que nous présentons ici fut dessiné pour une comédienne du début du XXe siècle car, comme beaucoup des créations de Boivin, chaque pièce était réalisée sur commande et inspirée de la personnalité de celle ou celui à qui elle était destinée. En ce début de siècle, peu de joailliers montrent tant d'audace et d'originalité. Alors que la mode est aux bijoux qui brillent, René Boivin lui préfère les formes épurées et la matière brute. Les civilisations anciennes et leurs traditions l'inspirent.
Il aime les techniques comme la ciselure ou le perlé ; marqué de son style très personnel comme nous pouvons le constater ici.
Il créait des bijoux comme des objets d'art à porter et à collectionner. René Boivin mourut en 1917 laissant sa femme prendre la direction de la Maison. Cette pièce rare et unique porte l'empreinte du créateur de la Maison Boivin et illustre le premier chapitre de son histoire. Elle permet d'apprécier non seulement la grande qualité mais aussi la grande puissance de création et d'innovation de cette maison.

Marc-Arthur Kohn. Lundi 25 juillet 2011. SPORTING D'HIVER 98000 Monte-Carlo. EMail : auction@kohn.fr - Tél. : +33 1 44 18 73 00

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